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Published by Editor
May 19, 2005
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La magie des marches Cannoises (témoignage personnel N° 2 742)

Un des partenaires de filmfestivals raconte son expérience de la montée des marches. Cannes est fait des ces moments magiques, curieux, fortuits, rares ou tout simplement mémorables.
Merci infiniment pour les invitations, on a passé un super moment à
Cannes.
On était très en retard, tu nous attendais sur les coups des 10h. Dès
qu'on a récupéré les deux invit, on a couru jusqu'aux marches. On était
les derniers. On ne savait même pas ce qu'on allait voir ce soir là.
Des photographes nous prenaient en photo tout le long du trajet. Il y
avait un petit groupe de personnes qui attendait en bas des marches.
On s'est mis derrière et on a attendu nous aussi.
Ca flashait de partout, les cameraman faisaient de gros plans, la foule
applaudissait, c'était l'ivresse des marches...
Puis un speaker s'est mis à parler, il présentait un gars qui s'appelle
Amos Gitaï.
Il s'est avancé avec deux dames, sous le crépitement des appareils photos,
puis le petit groupe d'une dizaine de personnes l'a suivi.
Le speaker continuait sa présentation, des actrices, producteur, assistant réalisateur...
et bientôt c'était à notre tour. On était presque au milieu du tapis
rouge.
D'un coup j'ai compris qu'on s'était embarqué avec l'équipe du tournage
du film du soir.
Vite on s'est écarté, on est passé derrière les gardes pour monter les marches sur le côté.
Arrivé au sommet des marches, on tombe nez à nez avec Amos Gitaï qui
nous tend le bras.
Poignée de main chaleureuse, grand sourire "Bonne chance Monsieur",
"Merci, merci, ça ira bien.."
2 secondes de trou d'air, la proximité d'un grand cinéaste, c'est fini,
il reprend sa marche triomphale.
On s'esquive sur la gauche, des gardes partout, des hôtesses pour nous
accompagner, "Dépéchez-vous, dépéchez-vous, ça va commercer !".
On arrive au balcon.
Sur le grand écran, défilaient des images du monsieur à qui j'ai serré la main.
Puis les gens se sont levés, Amos Gitaï était en bas, très applaudi. Tout les monde s'est assis, la salle s'est éteinte, le film a commencé...

Pierre Durieux