Du rififi dans la vidéo: les caves se rebiffent
LES PRODUCTEURS ET ÉDITEURS VIDÉO INDÉPENDANTS
ASSIGNENT EN JUSTICE LES GRANDS GROUPES DE PRESSE
PRATIQUANT DES OPÉRATIONS UTILISANT LE DVD COMME PRODUIT
D’APPEL.
Face aux difficultés financières que rencontre la presse, et que nous ne pouvons que regretter, certains grands groupes de presse, dans une démarche purement « marketing », éloignés de leur métier d’origine, développent actuellement des « offres produits » qui tendent à se généraliser sur leurs éditions du week-end, en utilisant les œuvres cinématographiques et audiovisuelles sur support DVD comme produit d’appel presse.
Ces opérations contribuent fortement à dénaturer la valeur psychologique et économique des œuvres cinématographiques et audiovisuelles vis-à-vis du grand public en laissant croire que la valeur d’une œuvre n’est que de quelques euros.
Elles contribuent également à créer les conditions d’une concurrence faussée du fait des aides dont bénéficie la presse.
La création, la production et la diffusion des œuvres cinématographiques ont un prix. Le travail
d’édition DVD également. Ce travail éditorial a permis par sa diversité et sa qualité de redonner vie à de nombreux films et documents du patrimoine cinématographique et audiovisuel mondial.
À cet effet, et afin de mettre un terme aux développements déstructurant des opérations actuelles utilisant le DVD comme produit d’appel presse, la Chambre Syndicale des Producteurs de Films (CSPF), le Syndicat des Producteurs Indépendants (SPI) et l’Union de l’Édition Vidéographique Indépendante (UNEVI) ont décidé de mener une action judiciaire contre les grands groupes de presse pratiquant ces opérations, et ont assigné en justice à cet effet :
Le Monde
Le Figaro
Entrevue
Téléstar
Télé Poche
L’oeuvre a un prix, ce n’est pas un produit d’appel.
Paris, le 9 mai 2005
Contacts :
CSPF Jean COTTIN : Délégué général
SPI Marc-Olivier SEBBAG : Délégué général
UNEVI Marie CEUZIN : Déléguée générale