Leigh, top des critiques
Depuis le début de la compétition, c’est Mike Leigh qui recueille les faveurs de la critique avec All or nothing. Le cinéaste britannique s’est vu gratifié d’une longue ovation après la présentation officielle du film et la performance de Timothy Spall le place dores et déjà parmi les favoris au prix d’interprétation masculine. Ce qui est une habitude pour Leigh qui à chacune de ses deux autres sélections cannoises a vu ses acteurs principaux remporter la mise (pour Secret and Lies en 1996, également sacré Palme d’Or, et Naked en 1993).
Pour contrecarrer la marche de Leigh vers une deuxième Palme, deux films étaient aujourd’hui présentés. Punch Drunk-Love est le quatrième film d’un réalisateur de 32 ans Paul Thomas Anderson qui avait frappé fort il y a deux ans en remportant avec Magnolia l’Ours d’Or du Festival de Berlin et s’était fait remarquer en 1997 avec Boogie Nights. Le film met en scène la coqueluche comique américaine Adam Sandler dans le rôle d’un homme paralysé dans sa vie amoureuse par ses sept sœurs qui le vampirisent depuis son enfance.
Dans un autre genre, Demonlover d’Olivier Assayas a partagé la presse lors de sa projection. Ce thriller complexe brillamment réalisé et mêlant style futuriste, montage en jump cut rythmé et imagerie underground pourrait toutefois avoir ses supporters dans le jury, à commencer par le président Lynch. Le film d’Assayas aura en tous cas marquer les esprits et préparer le terrain au choc annoncé Irréversible, troisième film (présenté vendredi) d’une sélection française diablement hétéroclite.