Une Quinzaine relevée
Avec des piments sur son affiche, la Quinzaine des Réalisateurs continue
d'affirmer pour sa 34ème édition son rôle de grain de sel
dans les sélections cannoises. La manifestation fondée par Pierre-Henri
Deleau a en effet contribué à la découverte de talents
majeurs du cinéma mondial bien avant que ceux-ci n'aient l'honneur de
la compétition officielle. Dévouée au cinéma indépendants
et aux films, selon Marie-Pierre Macia, sa déléguée générale,
"mineurs économiquement mais majeurs artistiquement", la Quinzaine
des Réalisateurs propose une vingtaine de longs métrages et une
quinzaine de courts à découvrir durant le Festival (et qui seront
ensuite repris du 29 mai au 4 juin au Forum des Images).
Avec un peu moins de films asiatiques que l'année dernière la
sélection de cette année est plutôt équilibrée
entre les différents continents. Des cinématoghraphies rares font
leur retour ou leur apparition comme Cuba (absent depuis 1972), le Bengladesh,
la Thaïlande ou le Tchad. La France et les USA sont les pays les mieux
représentés avec 4 films chacun. Mme Macia s'est en particulier
déclarée "très fière" de la sélection
française qui compte notamment le dernier Breillat Sex is Comedy
et le dernier Romain Goupil. Côté américain, on sera attentif
au troisième opus de Raphaël Nadjari, Français travaillant
à New York et auteur de The Shade et de I'm Josh Polonski Brother
et au nouveau film du pionnier du cinéma vérite D.A. Pennebaker.
Enfin, l'Italie fait un come-back remarqué avec deux auteurs engagés
: Matteo Garrone et une cinéaste de Palerme Roberta Torre.