Clermont-Ferrand à l'heure du numérique
Nouveauté : cette année le Festival se met au numérique avec une compétition spéciale intitulée « Création numérique ». Cette sélection est la troisième section compétitive du festival avec les compétitions nationales et internationales. Elle propose cinq programmes internationaux dans lesquels on notera la présence du réalisateur canadien Jeremy Podeswa, réalisateur du long métrage Les Cinq Sens sorti en salle il y a deux ans. Comme le long métrage, et peut-être même encore plus, le monde du court métrage a véritablement connu une révolution avec l’apparition du DV. Désormais, la création d’un film est plus facile et un festival de l’envergure de Clermont-Ferrand ne pouvait ignorer le vivier de talents que constitue le monde de la création numérique.
En dehors de ces compétitions, le festival propose comme d’habitude, une série variée d’hommages et de rétrospectives. Le festivalier pourra donc parcourir la planète grâce à des sélections consacrées à la Chine, au Portugal et à l’Afrique (le regard sur la production africaine étant une constante dans la programmation). D’autres sélections permettront de découvrir ou de redécouvrir des auteurs d’Europe de l’Est avec des hommages aux cinéastes d’animation Jiri Trnka, Jan Svankmajer et à Riho Hunt, dont les personnages Saamuel et son cochon sont qualifiés de « Wallace et Gromit estoniens ».
Pour rester dans le bestiaire, un programme intitulé « Bovida » aura pour thème : la vache. On pourra entre autres y revoir un hit de l’année dernière Peau de Vache de Gérald Hustache Mathieu ou un documentaire de George Franju (l’auteur des Yeux sans visages et de Judex) de 1948 Le Sang des bêtes. Autant dire que dans un tel foisonnement de films, vous trouverez forcément votre bonheur !
Yannis Polinacci