l' APC s'exprime sur la réforme du service public
Les producteurs des films cinématographiques français dénoncent la réforme du service public de la télévision telle qu’elle est actuellement en train de prendre forme.
Après avoir affiché pour la réforme de la télévision publique les objectifs les plus ambitieux en faveur de la création, aucune des demandes des producteurs n’a été prise en compte, qu’il s’agisse de l’augmentation de la redevance pour financer la disparition de la publicité, de l’affectation au service public des nouvelles taxes instituées par le projet de loi, de la garantie par l’Etat de financement du Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) de France Télévision ou même de l’instauration obligatoire dans le COM des garanties minimales d’investissement en faveur de la création cinématographique et audiovisuelle.
Bien au contraire, non seulement ces demandes ont été ignorées mais les amendements initiés au sein de la Commission spéciale en charge de l’examen du projet de loi sur l’audiovisuel ne cessent d’amoindrir les montants qui peuvent être espérés des nouvelles taxes indispensables au financement de France Télévisions.
Alors que le cinéma français connaît un succès populaire marqué, aussi bien en France qu’à l’étranger, et que cette performance a été rendue possible grâce notamment à l’implication du service public de la télévision dans la production cinématographique, l’incompréhension est totale.
Que recherchent exactement les pouvoirs publics ? Si c’est à mettre à bas aussi bien les moyens du service public de la télévision que la confiance dans leur volonté de faire de sa réforme un plus pour notre pays, nous y sommes !
Mais il est encore temps d’agir.
En conséquence, nous demandons solennellement aux députés et au gouvernement :
– de ne pas entrer dans une quelconque logique de déconstruction du service public de la télévision ;
– de faire inscrire dans la loi la garantie par l’Etat du financement du Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) de France Télévisions ;
– de rendre obligatoire la mention dans ledit Contrat d’Objectifs et de Moyens (COM) de garanties minimales d’investissement chaque année en faveur de la création cinématographique et audiovisuelle française et européenne (au moins égales aux investissements de 2008) en sus des pourcentages du chiffre d’affaires de France Télévisions dont on sait qu’il est appelé à baisser.