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Published by Editor
Dec 20, 2007
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Tarak Ben Ammar rachète les laboratoires Eclair

L'homme d'affaires franco-tunisien Tarak Ben Ammar, Pdg de Quinta (production, distribution, industries techniques du cinéma et télévision), a annoncé mercredi avoir acquis les laboratoires Eclair, dont il était déjà actionnaire, après avoir racheté tous les autres acteurs en France.

Après être entré au capital d'Eclair en février, en rachetant 43% de ce laboratoire de développement de films auprès de ses fondateurs, la famille Dormoy, M. Ben Ammar a donc acquis les 57% restants via Quinta Communications, auprès du fonds d'investissement ETMF2 (BNP Paribas) pour 13 millions d'euros.

L'opération, qui valorise Eclair à 23 millions d'euros, permet à Quinta de totaliser un chiffre d'affaires de 160 millions d'euros et un effectif de 820 salariés, a précisé M. Tarak Ben Ammar.

En revanche, ETMF2 sera seul propriétaire de Teletota (post-production pour la télévision), qui faisait partie d'Eclair.

Cette acquisition fait de Quinta Industries - détenu à 83% par Tarak Ben Ammar et à 17% par les studios Technicolor - le propriétaire de la totalité des laboratoires cinématographiques français: Eclair et LTC, acquis en 2002, mais aussi GTC et LNF, eux-mêmes déjà rachetés par LTC.

"J'ai racheté ces laboratoires qui étaient au bord du dépôt de bilan, j'ai investi 50 millions d'euros sur cinq ans pour les renflouer et les préparer au numérique et j'ai sauvegardé l'emploi", a affirmé M. Tarak Ben Ammar à l'AFP.

Ce rapprochement permettra à des entreprises "bénéficiaires pour la première fois cette année", de mieux négocier avec leur fournisseur, l'Américain Kodak, le prix de la pellicule qui représente "50% de leurs coûts", a-t-il expliqué.

Elle permettra aussi aux laboratoires d'être plus forts face à leurs clients, les sociétés de production de films qui ont laissé une ardoise de "30 millions d'euros d'impayés" ces six dernières années, a-t-il indiqué.

Mercredi, la ministre de la Culture Christine Albanel s'est émue dans un bref communiqué, de cette "opération de concentration", annonçant qu'elle "s'entretiendra très prochainement" avec M. Ben Ammar des conséquences de celle-ci pour l'ensemble de la filière du cinéma.

"Nous avons prévu de nous voir en janvier", a indiqué M. Ben Ammar à l'AFP.