A.I. Hué
Dès la fin de la projection de A.I. le public a hué le film. Avec seulement la présence de Haley Joel Osment et du producteur Jan Harlan à Venise pour la promotion du film, la réaction du public n’atteindra peut-être pas Steven Spielberg en personne. Mais Spielberg et Harlan ont fait ce film de Stanley Kubrick après sa mort et bien évidemment la version finale ne peut être qu’un film de Spielberg, contrairement à l’attente du public.
L’idée de départ était qu’ils fassent le film ensemble, Kubrick en tant que producteur et Spielberg en tant que réalisateur, mais on sait bien que Kubrick était extrêmement obsessionnel et qu’il envoyait à Spielberg de longs fax toute la nuit durant pour lui donner des indications sur la réalisation. C’est pourquoi, Spielberg s’était plus ou moins désintéressé de ce projet et a décidé de faire le film seulement après la mort de Kubrick.
« Je n’ai pas fait ce film par bonté. Je ne l’ai pas fait par charité. Je ne l’ai même pas fait en mémoire à Stanley Kubrick. Je l’ai fait parce que c’est une très bonne histoire et je suis tout d’abord un conteur d’histoire, » prétend Spielberg.
A la suite de la table ronde de mardi qui s’est intéressé au cinéma du réalisateur polonais Andrzej Munk – le festival présente une vaste rétrospective de son travail – et également le livre «Tognazzi – L’alter ego du cinéma italien » présenté par de nombreux membre de la famille y compris Ricky dont le dernier travail de réalisation, Making Love, a reçu une bonne appréciation au festival. Le séminaire des Cahiers du Cinéma est dédié au réalisateur français âgé de 80 ans Eric Rhomer dont le dernier film, L’Anglaise et le Duc, est hors compétition. Ainsi que pratiquement tous les films de Rhomer, il traite des tromperies et de suspense sentimental, en général joué avec l’acte sexuel en toile de fond. On compte aussi parmis les participants, Jean-Claude Brialy et Arielle Dombasle.
CS