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Published by cecilerittweger
Oct 16, 2008
Actrice, réalisatrice...et festival reporter! Voici quelques Festivals dont j ai assuré la couverture video pour filmfestivals.com et fest21.com Festival des Arcs Paris Cinéma Arras Thessaloniki  

Le 3ème festival international du cinéma latin de Paris a démarré



 

Et c'est reparti pour la troisième édition!

Pour la troisième année concécutive, le festival international de cinema latin donne rendez vous aux parisiens sur les champs Elysées au Gaumont Marignan. De plus en plus reconnue, cette programmation culturelle rassemble cette année, et c’est nouveau, des films de tous les pays d’ amérique latine. Objectif, faire découvrir l’ art cinématographique latin - en pleine effervescence - dans nos pays occidentaux mais aussi illustrer le rapprochement entre le cinema d’ amérique latine et le cinema européen.

Pour sa troisième édition, le festival s’ offre en tête d’ affiche le cinéma méxicain avec la projections de trois films: La purisima, un court-métrage de Carlos Mañoz, Propiedad Ajena, film de fiction de Luis Velez et enfin La Santa Muerte de Eva Aridjis.

Quatorze pays seront représentés du 13 au 20 octobre, avec la projection de 35 oeuvres. Un riche mélange des genres: fictions, documentaires et court-métrages. Le jury, composé de 14 membres et présidé par Nelly Kaplan aura le privilège d'attribuer le Grand prix du festival - la Fleure Latine - lors de la cérémonie de cloture le lundi 20 à 18h45.   

Raphael Gues



 
La santa muerte

La Sainte Mort. Eh non, nous ne sommes pas dans un film de fiction où des fanatiques ont pour seul objectif de détruire l'humanité. Dans ce documentaire, Eva Aridjis nous plonge en plein coeur de la société méxicaine d'aujourdhui. Connus pour être de fervents catholiques, certains mexicains semblent désormais se tourner vers le culte d'un nouveau saint ou plutôt une nouvelle sainte: celle de la mort. Représentée par un squellette vétue d'une longue robe noire et arnée d'une faux, son effigie commence à être exposé dans certains quartiers de Mexico. Eva Aridjis nous montre à travers certaines scènes des autels, à même la rue, de la "moissonneuse ubicua" en nous témoignant que cela n'aurait pas pu être posible il ya des années. Nul ne sait précisément quand et ou est née ce culte mais selon certains témoignages, il serait apparu dans les années cinquante. De plus en plus connue, chaque jour apporte son flot d'adeptes qui reconnaissent en elle une sainte protectrice. Une mère mexicaine nous explique les raisons de sa foi, et finit en pleurs devant la caméra en remerciant la "Santa Muerte" pour tous ses miracles et ses bien faits. Bien que perçu comme satanique par l'église et l'état, ils ne peuvent maîtriser l'effervescence de ce culte. Composés de voleurs, travestis, drogués, familles pauvres, on comprend que ce culte voit le jour dans les bas fond de la société mexicaine, là ou la violence et la guerre des gangs fait rage. Durant une séquence, Eva Aridjis nous emmène dans une prison et questionne des prisonniers sur les raisons de leur dévotions. On apprend que 40% des détenus vénèrent la sainte norte. Il existe même depuis quelque années des messes célébrées en son honneur, et les offrandes sont nombreuses. Que peut-on offrir à la "maigrichonne", comme la surnomme les méxicains? Des pommes, de l'eau, de la tequila, des cigarettes... tout est bon pour la sainte. Des méxicaines nous montre aussi des habits de Cow-Boy, de reines, de mariées utilisées sur le squellette afin de la rendre plus belle. Des processions sont aussi organisées certains jours de l'année en son honneur.

A travers de riches commentaires, la réalisatrice a brillament réussie à définir les fondements de ce nouveau culte. C'est un documentaire instructif et perturbant.          

Raphael Gues

 

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