FID 37 | Rétrospective Rabah Ameur-Zaïmeche
La fraternité des révoltés : le cinéma de Rabah Ameur-Zaïmeche
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En 2001, la découverte de Wesh Wesh qu’est-ce qui se passe ? fait l’effet d’une bombe. Tourné dans la cité des Bosquets, à Montfermeil dans le « 9-3 », où le cinéaste a grandi, ce premier long métrage dynamite le genre alors en vogue du « film de banlieue » et ses clichés sur les quartiers populaires de la périphérie parisienne. Il le fait avec un mélange de colère et de tendresse qui donnera à tous les films de Rabah Ameur-Zaïmeche leur tonalité particulière. Colère et révolte contre l’état du monde et des sociétés, tendresse et fraternité envers et entre les personnages. |
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Depuis ce premier coup d’éclat, d’autres genres ont subi l’assaut vivifiant de la méthode RAZ : le film d’aventures à costumes (Les Chants de Mandrin, 2012), la fable sociologique (Dernier maquis, 2008) ou évangélique (Histoire de Judas, 2015), la dystopie politique (Terminal Sud, 2019), le film noir (Le Gang des Bois du Temple, 2022). En 25 ans, rien n’a changé : ni l’injustice, ni la colère, ni l’élan libertaire et fraternel d’un cinéma au présent. Cinéma de troupe, de bande, de gang. Présent de la joie et de l’enfance contre les passions tristes de la domination. |
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Rabah Ameur-Zaïmeche est né en Algérie, a grandi en France, et assume avec fierté cette double culture. Son cinéma n’a cessé de faire l’aller-retour de part et d’autre de la Méditerranée : Bled number one (2005), son deuxième film, est le contrechamp algérien du premier. C’est en Algérie qu’il trouve les lieux et les corps de son évangile selon Judas. Terminal Sud fusionne France et Algérie en un même théâtre de la guerre civile. Route Algéricaine (2026) trace vers le sud, invente son chemin dans le sable, dans le désert du possible. |
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Route Algéricaine en première mondiale au FID |
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