Default Banner
Published by Editor
Jul 19, 2020
Established 1995 filmfestivals.com serves and documents the festival community, offering 92.000 articles of news, free blog profiles and functions to enable festival matchmaking with filmmakers.THE NEWSLETTER REACHES 198 000 FILM...

François Vila : belles mémoires d'un attaché de presse, 30 déjà !

François, à droite sur la photo smiley... et l'affiche de son premier film ci dessous.

6bzv_afficheLapremirefoliedesMontyPithon.jpg

Bonjour, 

Il y a 30 ans, le 18 juillet 1990, sortait mon premier film en tant qu’attaché de presse : « La première folie des Monty Python » accompagné en avant-programme du court-métrage, dont j’étais le distributeur en France, depuis peu : « Le Coq est mort ». Ce jour-là, marquait le début de ma nouvelle vie professionnelle dans le cinéma. Celle-ci avait commencé quelques mois plus tôt avec le festival « Les Acteurs à l’Ecran » à Saint Denis (93). Les 2 sont liés. En effet, c’est lors de la dernière soirée du festival, où Terry Jones arrivait de Chine pour présenter son film « Éric le viking » que le destin s’est joué sans le savoir.

En avant-programme de la soirée, je voulais montrer « Gisèle Kérosène » le court-métrage étonnant d’un jeune réalisateur prometteur, Jan Kounen, que j’avais déjà programmé lors de nuits de courts- métrages ; Malheureusement, la productrice du court n’était pas simple et cela ne fut pas possible. Aussi, j’ai proposé, voir insisté lourdement, pour que l’on repasse « Le Coq est mort » que j’avais déniché pour une nuit cinéma du festival. L’accueil fut exceptionnel. Terry Jones revint pour la rencontre avec le public, en chantonnant « Le coq est mort ». C’est lors de cette soirée, que Laurent Geismann, qui se lançait dans la distribution a vu le film. Quelques semaines plus tard, le hasard fait croiser nos routes à l’Institut Polonais. (Il y aurait beaucoup à dire sur cette soirée !)  Il me reconnait et me dit qu’il serait intéressé par « Le Coq est mort » de Zoltan Spirandelli, pour la sortie en salle du premier film avec les Monty Python issu de leurs sketchs présentés à la BBC. Des tractations, pour le nombre de tirages des copies, récupérer l’internégatif à Hambourg, comment rétribuer le court-métrage …. Bref, de nombreuses interrogations que nous avons pu résoudre en toute cordialité et en organisant une rencontre avec le réalisateur à Cannes. Cette même année, j’avais pu faire programmer le film à la MCJ Picaud (au Cannet) qui avait enthousiasmé des salles entières de jeunes, ce qui avait ému le réalisateur. Mon émotion est venue de Laurent Geismann qui m’a déclaré « Si tu peux t’occuper du long métrage des Monty Python comme tu défends « Le Coq est mort », je te prends, tout de suite comme attaché de presse ». Ce qu’il fit. C’est ainsi, qu’en juillet 1990, je m’occupais de la sortie des 2 films (le long et le court). Le film sorti à Paris dans une combinaison de 5 salles UGC avec succès et aussi une réaction imprévue du public. En effet, comme le public rentrait pendant la projection du court métrage et qu’ils voyaient les spectateurs rires et chanter, ces derniers ne voulaient plus quitter la salle pour voir en entier ou revoir « Le Coq est mort », ce qui créa un « Pataquès » dans les salles (également le titre original du film des Monty Python (hé ! hé !). Cette situation créa un précédant dans des salles commerciales et d’autant plus celles d’UGC : Pour éviter ces débordements, la direction d’UGC, fit projeter le court métrage, juste avant le film, lumière éteinte ce qui décuplait l’interactivité du film (ceux qui l’on vu, doivent s’en souvenir !). En quelques semaines « La première folie des Monty Python » dépassa les 100 000 entrées. Ce qui était énorme pour une reprise mais je trouvais cela tout à fait normal. Avec le temps, je me suis rendu compte du caractère exceptionnel !

 

Je profite de cet anniversaire pour remercier tous ceux et celles qui me font ou m’ont fait confiance. Je pense aussi aux réalisateur.trices, acteur.trices, distributeurs dont j’ai accompagné les films et qui, malheureusement, nous ont quitté. Je pense aux journalistes, qui ont écrit l’histoire du cinéma en France et ne sont plus là non plus. La voix de certains résonne dans ma mémoire, tout autant que notre passion commune pour le cinéma. 

 

Aujourd’hui, 30 ans de cinéma. On continue ?

 

Je vous souhaite un bel été. 

 

François 

 

François VILA

06 08 78 68 10

 

Channel: