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Published by Editor
Apr 01, 2017
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La 31e édition du FIFF réaffirme la nécessité des festivals

 

FIFF Festival International de Films de Fribourg

 

La 31e édition du Festival International de Films de Fribourg (FIFF) s’est ouverte vendredi soir dans une salle comble. Le public a pu découvrir en Première Suisse, The Eagle Huntress, documentaire de l’anglais Otto Bell, sur le destin atypique d’Aisholpan Nurgaiv, première dresseuse d’aigle de Mongolie. La jeune fille a fait le déplacement jusqu’à Fribourg pour rencontrer le public. Le film sortira dans les salles le 12 avril prochain. Parmi les juré-e-s présent-e-s à l’ouverture, le FIFF a eu la joie de retrouver la réalisatrice israélienne Yaelle Kayam, primée en 2016 à Fribourg avec Mountain, mais aussi l’acteur et réalisateur népalais Subarna Thapa, la directrice du Busan International Film Festival Kang Soo-youn, ainsi que les réalisateurs suisses Georges Schwizgebel et Jan Gassmann. Dès samedi, le public pourra assister aux courts et longs métrages en compétition ainsi qu’aux autres films du programme qui en compte 140 cette année, en provenance de 45 pays. Egalement présent à la cérémonie, l’écrivain américain Douglas Kennedy donnera une Masterclass le samedi 1er avril. D’autres personnalités du cinéma comptaient parmi les invité-e-s, dont la réalisatrice suisse Lea Pool qui présentera son dernier film, Double Sentence, en Première Suisse romande, le samedi 1 avril. Le coup d’envoi de la 31e édition a été donné par Marco Solari, président du Locarno Festival, en présence notamment d’Antoinette de Weck, Vice-Syndique de la Ville de Fribourg et de François Nordmann, président de l’association du FIFF, devant un parterre de nombreuses personnalités des mondes politiques, médiatiques et culturels.



Dans son discours, Marco Solari a fait l’éloge du FIFF, festival dont il a souligné les « valeurs humaines fondamentales auxquelles s’ajoute la solidarité ». 



Pour sa part, Antoinette de Weck a rappelé que l’Université de Fribourg venait de décerner un doctorat honoris causa au Prix Nobel de Littérature, à l’écrivain péruvien Mario Vargas Llosa pour son livre La civilisation du spectacle « dans lequel il critique la littérature light, le cinéma light et l’art light, qui n’ont pour but que de divertir ». La Vice-Syndique a affirmé que Fribourg était de ce fait le meilleur lieu pour « accueillir un festival qui a justement l’outrecuidance de sortir des boulevards du conventionnel et nous propose un monde à l’envers ».  



Président du FIFF, François Nordmann s’est dit très fier d’accueillir Marco Solari pour ouvrir le FIFF. Il a salué cet « ami de longue date du Festival, dynamique, exigeant, ardent et infatigable qui œuvre tel un seigneur dans le monde du cinéma suisse ». Le Locarno Festival célébrant cette année sa 70e édition, le président du FIFF a voulu marquer cet anniversaire en rendant hommage « au pionnier et père de tous les festivals en Suisse » et souligner le « rôle majeur qu’il joue dans ce domaine depuis 1947, comme force d’entraînement, comme modèle, comme phare, comme pilier du cinéma dans notre pays. » François Nordmann a ensuite tenu à saluer la présence de l’écrivain Douglas Kennedy qu’il a qualifié de « grand défenseur des valeurs humanistes de la civilisation américaine, de valeurs à vrai dire qui nous sont communes : la liberté, la solidarité, l’égalité des hommes entre eux, sans aucune discrimination, la fraternité humaine, l’ouverture, la tolérance, la démocratie, la poursuite du bonheur ». Valeurs, qui, comme l’a rappelé le président du FIFF, font « depuis peu l’objet d’une attaque frontale ».   



Thierry Jobin, directeur artistique du FIFF, a, quant à lui, succédé à Marco Solari pour relever l’importance des festivals dans une société qui se dit ouverte : « Il est dangereux de limiter l’offre de l’art le plus populaire, le cinéma, aux seules productions américaines et européennes qui ne représentent qu’un milliard d’humains. C’est se priver des points de vue et des réalités de 6 milliards de personnes dont les cinéastes font, comme c’est particulièrement le cas en Asie du Sud par exemple, un cinéma souvent plus ébouriffant, inventif et nécessaire que celui dont on nous abreuve. Notre méconnaissance face à plus des trois quarts de l’humanité favorise l’éclosion des vérités alternatives les plus absurdes. Les festivals qui prennent des risques, comme Locarno ou Fribourg, sont des garde-fous. » 



Rencontres et dialogues autour du cinéma

En parallèle aux projections, le FIFF proposera tout au long de la semaine rencontres et débats avec divers-e-s invité-e-s. Le premier weekend sera ainsi marqué par la Masterclass de Douglas Kennedy, le samedi 1er avril et la table ronde autour des « Fantômes, mort, spiritisme et déni », dans le cadre de la section Cinéma de genre. Durant la semaine, des invité-e-s venu-e-s défendre leurs films du monde entier se succèderont. Le public pourra ainsi découvrir des films parfois jamais montrés, tels que ceux de la section Nouveau territoire : Népal, ou encore se replonger dans les coulisses du cinéma à travers la section Décryptage qui aura l’honneur d’accueillir notamment, Freddy Buache, Pierre Rissient ou encore Alexandre O. Philippe. 



Pour plus d’information sur le programme du FIFF



SAVE THE DATES

Samedi 01 avril 18:30 Masterclass Douglas Kennedy

Dimanche 02 avril 17:15 Table ronde : Fantômes, mort, spiritisme et déni

Mardi 04 avril 18:30 Masterclass Freddy Buache

Mercredi 05 avril 18:30 Table ronde New Territory : Nepal

Jeudi 06 avril 18:30 Skype with James Toback  

Vendredi 07 avril 14:00 Think Tank : Cinéma, la machine à fantômes? 

Samedi 08 avril 16:00 Rencontre avec le Jury international

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