Prix Jean Vigo - Rencontres - Alain Guiraudie et Arnaud Desplechin

« Un appareil de prise de vues n’est tout de même pas une machine pneumatique à faire le vide. »
Jean Vigo, Vers un cinéma social.
Créés en 1951, les Prix Jean Vigo distinguent l’indépendance d’esprit, la qualité et l'originalité des cinéastes de court et long métrages. Plutôt que saluer l’excellence d’un film, le Prix Jean Vigo tient à remarquer un auteur d'avenir, à découvrir à travers lui une passion et un don. Le “Vigo" n'est pas un prix de consécration mais un prix d'encouragement, de confiance. Un pari.
L’association Prix Jean Vigo propose désormais un nouveau rendez-vous, des Rencontres inédites entre cinéastes qui viendront parler de leur travail,
des films grâce auxquels ils ont été primés à leurs débuts, des liens qui les unissent au réalisateur de L’Atalante.
Le premier rendez-vous réunira Alain Guiraudie et Arnaud Desplechin.
Mardi 3 février 2015 à 20h00
Ce vieux rêve qui bouge
de Alain Guiraudie (2001, 50’)
La vie des morts
de Arnaud Desplechin (1991, 54’)
Soirée présentée par Luce Vigo
Projection suivie d’une rencontre
avec Alain Guiraudie et Arnaud Desplechin
animée par Alain Keit, conférencier, auteur
LOUXOR, Palais du cinéma
170 boulevard Magenta - 75010 Paris
Métro Barbès-Rochechouart
Vente anticipée sur place et sur www.cinemalouxor.fr
L’Association Prix Jean Vigo tient à remercier les sociétés de distribution Shellac et Why not
Arnaud Desplechin (1960) - Il suit des cours de cinéma à l'Université de Paris III et puis à l'IDHEC. Après ses études, Arnaud Desplechin travaille comme directeur de la photographie. En 1990, il réalise le moyen métrage La vie des morts, primé au festival Premiers plans d'Angers et sélectionné à La Semaine de la critique au Festival de Cannes. Le Prix Jean Vigo du court métrage lui est décerné la même année. Son premier long métrage La Sentinelle est sélectionné en compétition à Cannes en 1992. Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) assoie Desplechin comme un auteur important des années 1990. Esther Kahn est son troisième film sélectionné en compétition à Cannes en 2000. Léo, en jouant "Dans la compagnie des hommes" sort en 2003 et l’année suivante Rois et Reine. L'Aimée (2007) est présenté à la Mostra de Venise et Un conte de Noël (2008) est en compétition à Cannes. En 2012, Jimmy P (Psychothérapie d'un Indien des plaines) est la cinquième œuvre du réalisateur à concourir sur la Croisette.
Alain Guiraudie (1964) - Issu d'une famille d'agriculteurs, il se passionne très jeune pour la culture populaire. En 1990, il réalise son premier court métrage, Les héros sont immortels. Dans un style picaresque et sur le ton du conte, il s'efforce de représenter la classe ouvrière, comme dans le moyen métrage Ce vieux rêve qui bouge, pour lequel il obtient le Prix Jean Vigo et la sélection en 2001 à la Quinzaines des réalisateurs. Jean-Luc Godard parle à cette occasion du « meilleur film du Festival de Cannes ». Filmant toujours dans le Sud-Ouest, Alain Guiraudie passe ensuite au long métrage en 2003 avec Pas de repos pour les braves, Voici venu le temps (2005), Le Roi de l'évasion (présenté à la Quinzaine des réalisateurs lors du Festival de Cannes 2009) et L'inconnu du lac, sélectionné dans la section officielle Un Certain regard du Festival de Cannes 2013.
Jean Vigo (1905 - 1934) a réalisé quatre films : "A propos de Nice" (1930), "La Natation par Jean Taris" (1931), "Zéro de conduite" (1933), "L'Atalante" (1934).