30ème Festival international du film francophone de Tübingen | Stuttgart
Le 30ème Festival international du film francophone de Tübingen | Stuttgart se tiendra du 30 octobre au 6 novembre 2013

Au programme : une rencontre entre amis !
« Assis sur des caisses de vin retournées, nous mangions des sandwichs-maison au camembert, en rêvant d'aller à Paris pour regarder tous les vieux films français de la Cinémathèque ». C'est en ces termes qu'une des organisatrices se rappelle les temps pionniers du Festival. Nous pouvons maintenant nous offrir les services d'un traiteur, et une personne au moins, Christopher Buchholz, directeur du Festival, porte un smoking à la soirée d'ouverture. Oui, nous l’avons réussi ! Le Festival international du film francophone de Tübingen | Stuttgart est bel et bien devenu adulte! Ces trente dernières années, le plus grand festival cinématographique francophone d'Allemagne est devenu une plate-forme importante pour le jeune cinéma français. Avec sa section Afrique, il contribue pour une large part à faire connaître en Allemagne le cinéma africain. Il propose un forum de discussion engagé autour d'une culture cinématographique européenne encore indépendante du mainstream hollywoodien. Il remet des prix dont la renommée, entre temps, est de plus en plus grande et aide ainsi le cinéma belge, canadien, français et suisse à parvenir jusqu'aux salles de cinéma allemandes. Il rend compte de toute la diversité du film francophone, allant de la gigantesque production grand public au cinéma d’auteur subtil et quelque peu revêche: du film d'auteur au film d'horreur, chacun peut y trouver son bonheur. Et avant toute chose : Le Festival international du film francophone est une merveilleuse fête cinématographique, célébrée chaque automne à Tübingen à travers des concerts, des soirées, des réceptions et de nombreuses tournées de bars décontract’.
Nous sommes particulièrement fiers de tout cela, c’est pourquoi ces 30 ans du Festival francophone de Tübingen | Stuttgart, nous voulons les fêter en tout premier lieu avec de nombreux amis : avec tous ceux qui nous ont soutenus depuis le début, qui ont cru en notre projet, qui ont présenté leurs films chez nous et se sont laissés séduire par le charme du cinéma francophone en pleine province universitaire souabe. Mais également avec tous ceux qui viennent pour la première fois et pour qui cette édition anniversaire marquera peut-être le début d'une formidable amitié avec le cinéma français.
Nous présenterons de nombreux films des réalisateurs qui ont assuré les programmes des trente dernières années. Au cours de deux soirées gala toutes particulières, nous fêterons la relation fantastique de la musique et des films, que nous soulignerons cette année encore avec la remise du Prix SACEM pour la meilleure musique originale de film. Avec nos nombreux invités, nous ferons la fête, prendrons le temps de discuter et aussi celui de savourer nos souvenirs.
Les films
Parmi les 120 films qui seront présentés à cette 30ème édition, le Festival compte, comme chaque année, toute une série de nouvelles productions et de premières diffusions en Allemagne - par exemple le film d'ouverture à Stuttgart « La religieuse » de Guillaume Nicloux – ainsi que des premiers films, tel « Henri » de Yolande Moreau. Les festivalières et festivaliers les plus fidèles auront la chance de déjà connaître la réalisatrice, pour l'avoir vue en tant qu'actrice dans deux films d'ouverture des années passées : elle jouait la mère dans « Camille redouble » et la peintre psychologiquement bouleversée « Séraphine ». Ce n'est pas un hasard : parmi les films choisis, nombreux sont ceux dont les réalisatrices ou les réalisateurs ont déjà été invités à présenter leurs œuvres à Tübingen. Ainsi Denis Côté, Katell Quillévéré et Nadia El Fani, pour n'en nommer que quelques uns.
Gabriele Röthemeyer, directrice de la Société film et médias du Bade-Wurtemberg, nous offre cette année un cadeau pour son départ à la retraite : elle nous présentera les films qui pour elle, au sein du monde francophone, font partie des plus beaux, des plus importants et des plus exceptionnels. Nous lui avons donné carte blanche et nous réjouissons d’avance : par exemple de revoir « Les enfants du paradis » Marcel Carné.
Les courts métrages
Nul doute à cela, les courts métrages sont les stars secrètes de tout festival, puisqu’ils offrent la possibilité de vivre des moments de cinéma tous azimuts, du divertissant, du bizarre, de l’intelligent, de l’impressionnant, de l’émouvant. C'est la raison pour laquelle nous mettons en place, pour la première fois cette année et en collaboration avec la société française de films Unifrance, une véritable nuit du court métrage : départ, vendredi 1er novembre à 22 h au cinéma Museum, et pour quiconque tiendra le coup, projection du dernier film à 3h du matin.
Les courts métrages expérimentaux, résultats d'un atelier commun avec les écoles du film de Paris et de Ludwigsburg, sont chaque année particulièrement inspirants.
Deux Cinéslams sont au programme, qui feront sûrement venir de nouveau un public nombreux : le Cinéslam pour adultes (ou en tout cas pour ceux qui ont le droit de ne pas se coucher tôt) aura lieu le lundi 4 novembre à 22h (qui affiche à chaque fois complet longtemps à l'avance). Des élèves présenteront à l’ICFA le dimanche à 14h30 les courts métrages qu'ils ont tournés eux-mêmes. Ce Cinéslam des écoliers obtenu l'année dernière un succès remarquable et avait tenu en haleine pendant plusieurs semaines de nombreuses équipes de jeunes.
Focus Afrique
C'est, cette année, la section Afrique qui organise l'hommage de la 30ème édition du Festival. Il est rendu à Souleymane Cissé, un cinéaste malien.
Aujourd'hui âgé de 73 ans, Cissé a passé toute son enfance, ou presque, dans les salles de cinéma. Afin de devenir cinéaste, il obtient une bourse et part à Moscou pour se former d'abord en tant que projectionniste. Il revient au Mali en 1970, son diplôme de réalisateur en poche, et est employé comme cameraman par le Ministère de l'information.
Il tourne ses premiers longs métrages dans les années 70. « Den muso » (« La Jeune fille ») raconte l'histoire d'une jeune fille muette, qui se fait violer par un chômeur. Le film fut interdit par le ministère de la culture malien, et Cissé envoyé en prison. « Baara » («Le Travail») et « Finyé » (« Le Vent ») sont récompensés par un prix africain de renom. Son film « Yeelen » (« La Lumière ») l'emmène à Cannes, où il reçoit en 1987 le Prix du jury. « Waati » (« Le Temps ») a également été présenté à Cannes.
En plus des films impressionnants à l’extrême du maître malien, qui figure bien sûr en personne parmi les invités du Festival et participera au débat traditionnel sur le film africain, seront présentées cette année encore de toutes nouvelles productions africaines.
La section Afrique a déjà fait la fête l'an passé, à l’occasion de son 25ème anniversaire, mais elle a cette année encore quelque chose à fêter : en partenariat avec le Forum Afrikanum de Stuttgart, qui aura 15 ans cette année, nous organisons un après-midi africain avec une réception et un concert.
Rétrospective Solveig Anspach
Solveig Anspach est originaire d'Islande, pays où les délegués aux fées veillent à ce que les créatures fantastiques ne soient pas dérangées par la construction de routes. Elle fait des études de dramaturgie à la FEMIS et obtient son diplôme en 1989. Depuis, elle a tourné un nombre impressionnant de merveilleux longs métrages, reliés les uns aux autres comme une grande Comédie Humaine : dans « Queen of Montreuil » par exemple, Anna (qui joue dans « Back Soon » et « Soon Coming ») s'installe avec son fils dans l'appartement de la jeune Agathe, qui vient de perdre son mari. Ses longs métrages sont comme des rêves, dans lesquels les choses les plus incroyables deviennent tout à fait logiques. Son premier long métrage, réalisé en 1999, témoigne déjà de son talent particulier à rendre compte des situations de la vie les plus difficiles avec légèreté, sans pour autant manquer de respect à ses personnages ni tomber dans le grotesque : enceinte, Emma apprend suite à un examen de dépistage qu'elle a un cancer du sein. Le médecin lui recommande d'avorter. Elle s'engage pourtant à garder l'enfant quoiqu'il arrive et commence à se battre pour eux deux. À côté de ces longs métrages grandioses, Solveig Anspach a tourné toute une série de documentaires qui mettent à l'honneur les rêves et les espoirs d'individus extrêmement différents. « Pour moi, le cinéma doit parler de la vie et transmettre des messages importants. C'est pour cela que j'ai commencé à tourner des documentaires. »
Solveig Anspach n'est pas seulement une réalisatrice exceptionnelle et pleine d'imagination, elle parvient également à transmettre son opinion du cinéma de manière intelligente et subtile. Autant de bonnes raisons qui nous poussent à inviter cette scénariste française de niveau européen à un masterclass, en plus de lui dédier une rétrospective.
Ouvertures
Le film d'ouverture de cette édition à Tübingen sera « Les garçons et Guillaume, à table! », de Guillaume Gallienne. « C'est ainsi que ma mère nous a toujours appelés, mes frères et moi, pour aller manger personne n’y trouvait rien à redire », explique le réalisateur. « Encore aujourd'hui, ce n'est qu'après avoir raccroché avec ma mère que je comprends que le « Je t’embrasse, ma chérie » s'adressait à moi. » Le film est une adaptation de la pièce de théâtre éponyme, pour laquelle Guillaume Gallienne a gagné le prix Molière en 2010. Le film a été présenté cette année à la Quinzaine des réalisateurs de Cannes et n'a reçu que des ovations.
Le Festival commence à Stuttgart avec une première en Allemagne : « La Religieuse » de Guillaume Nicloux est une adaptation cinématographique sensible du roman de Denis Diderot. La jeune actrice Pauline Etienne est une révélation. Aux côtés de Martina Gedeck, Isabelle Huppert, Françoise Lebrun et Louise Bourgoin, on peut dire que la distribution est pour le moins prestigieuse ! Une adaptation littéraire extrêmement subtile, qui célèbre en première ligne le courage de la jeune Suzanne à mettre sa liberté au-dessus de tout. Guillaume Nicloux et Pauline Etienne seront présents à la soirée d'ouverture du Festival.
Soirées gala
Il y a deux véritables soirées d'anniversaire de prévues : au Kreissparkassen-Carré de Tübingen et à la salle de concert de l'école de musique de Stuttgart, où la musicienne strasbourgeoise Christine Ott accompagnera en live avec ses Ondes Martenot « Tabu », un classique muet de Murnau. Les « cinéconcerts » sont en ce moment très en vogue en France, et il s'agit pour ceux-ci de quelque chose d’encore plus particulier : il n'y a en effet qu'une douzaine de joueurs d'Ondes Martenot dans le monde, un instrument de musique électronique des années 20 avec lequel on peut produire des sons sortant complètement de l’ordinaire. La talentueuse et grandiose Christine Ott est déjà venue à deux reprises à Tübingen. Elle a composé, avec Yann Tiersen, la musique du « Fabuleux destin d'Amélie Poulain » et enregistre en ce moment son deuxième album. Les cinéconcerts se poursuivront par des réceptions avec champagne.
Formations
Pour notre plus grande joie vont venir à un week-end de workshop à Tübingen des participants du programme Nipkow. Cette fameuse bourse d'études est attribuée à des créateurs actifs dans le monde des médias européens. Ils y animeront un séminaire à l’université sur la distribution de films.Nous nous réjouissons également de la venue de Pascal Le Pennec, qui a remporté l'année dernière le prix SACEM pour la meilleure musique originale de film. Cette année, il est bien entendu membre du Jury SACEM et il animera un workshop autour de son film récompensé, « Le tableau ».
Un point important du programme de cette édition est le Cinécole, qui existe depuis maintenant deux ans. Beate Nonhoff, Ricarda Lusar et Yvonne Lenz ont établi un matériel de travail riche et varié qui sera mis à la disposition des classes intéressées.
Prix décernés
Compétition internationale
Grand prix du long métrage : 5 000 €, offerts par Volker Lamm, mécène de Tübingen et exploitant des cinémas « Vereinigte Lichtspiele ».
Prix de la critique de film : 1 000 €, offerts par la ville de Stuttgart
Prix du public de Tübingen : 2 500 €, offerts par Volker Lamm.
Prix du public TV5 Monde de Stuttgart : 5 000 €, offerts par TV5 Monde.
Prix SACEM pour la meilleure musique originale de film : 1 500 €, offerts par la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique (SACEM)
Compétition française
Prix d'aide à la distribution : 20 000 €, offerts par Unifrance et la Société film et médias du Bade-Wurtemberg (MFG). L'argent est reversé au distributeur allemand qui souhaite faire diffuser le film qui a gagné le Prix du Public de Tübingen dans les cinémas allemands. Compétition du court métrage : 1 000 €, offerts par la Kreissparkasse / Caisse d’épargne de Tübingen. Le jury international récompense le court métrage le plus innovateur.
Prix de la jeunesse de Tübingen: 1 000 €, offerts par Volker Lamm
Prix de la jeunesse de Stuttgart: 1 000 €, offerts par la ville de Stuttgart
Des élèves cinéphiles choisissent le meilleur film pour la jeunesse parmi les cinq nominés du programme.
Prix du Cinéslam: 500 €, offerts par la Kreissparkasse / Caisse d’épargne de Tübingen
Télévision du Festival
Le Festival propose une formation pratique à de jeunes étudiants suivant différents cursus en lien avec les médias, en coopération avec le service des médias de l'université de Tübingen et la SWR. En produisant eux-mêmes des séquences télévisées, les participants apprennent tout ce qu'il est nécessaire de savoir pour réaliser un reportage télé, de la rédaction en passant par la caméra et le montage, jusqu’à la présentation en live.
Partenaires du 30ème Festival international du film francophone
Ministerium für Wissenschaft, Forschung und Kunst Baden-Württemberg
Stadt Tübingen
Stadt Stuttgart
Institut Français Deutschland
Medien- und Filmgesellschaft Baden-Württemberg (MFG), Stuttgart
Landesanstalt für Kommunikation Baden-Württemberg (LFK), Stuttgart (u.V.)
Auswärtiges Amt, Berlin
Beauftragter der Bundesregierung für Kultur und Medien (BKM), Bonn
Schweizerische Eidgenossenschaft
ABP/EED, Bonn
TV5 Monde
Mercedes-Benz Niederlassung Reutlingen und Tübingen
Kreissparkasse Tübingen
Annemarie Börlind
Unifrance Film International, Paris
Institut für Medienwissenschaft der Universität Tübingen (u.V.)
Deutsch-Französisches Jugendwerk / Office Franco-allemand pour la Jeunesse (OFAJ), Paris
Bureau des Médias de l’Audiovisuel et du Cinéma, Berlin
Cahiers du Cinéma, Paris
A.C.I.D., Paris
Société de développement des entreprises culturelles du Québec S.O.D.E.C.
Vertretung der Regierung von Québec, Berlin
Commissariat Général aux Relations Internationales (C.G.R.I.), Brüssel
Wallonie-Bruxelles International
Schweizerisches Generalkonsulat, Stuttgart
ICFA, Institut Culturel Franco-Allemand, Tübingen
Institut Français, Stuttgart
Filmakademie Ludwigsburg
Forum Afrikanum, Stuttgart
SWR, RFI, TV5Monde, Arte, Schwäbisches Tagblatt, Radio Wüste Welle