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Published by Editor
Sep 02, 2001
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De Locarno à Venise : Un autre monde est possible

Hier, les représentants du collectif de 33 réalisateurs, auquel on peut ajouter 22 nouveaux collaborateurs, ont donné une conférence de presse au quartier général du festival, présenté par le directeur du festival Alberto Barbera. Ce collectif présentait la seconde version ( la première version a été récemment vu au festival du Film de Locarno), à l'occasion d'une projection spéciale au Festival de Venise, de Un Autre Monde est Possible (Another World is Possible), ce qui s'est "vraiment " passé pendant la conférence du G8 à Genève. Pendant la conférence du G8, un jeune homme de 17 ans, Carlo Guiliani, a été abattu par un policier italien à la suite d'affrontements de rue. De nombreux réalisateurs italiens étaient sur les lieux pour faire un reportage sur l’événement et se sont depuis regroupés pour présenter des images qui donnent un autre point de vue sur ce qui est arrivé.

Selon le réalisateur vétéran Citto Maselli, il n'y aurait pas de limite dans le temps pour réaliser ce film, ni de longueur exacte pour la production finale, qui a été assemblé à partir de 290 heures de séquences. Initialement, un documentaire de 60 minutes était prévu pour la chaîne italienne RAITRE et un autre de 120 minutes pour la distribution mondiale. Un intérêt international a fortement augmenté avec la possibilité de créer une fondation pour la réalisation du film. Il y a eu des rumeurs comme quoi RAITRE, qui sponsorise le projet, n'aurait pas forcément les mêmes ambitions pour ce dernier, et qu'au mieux le film serait diffusé à 3 heures du matin.

Le collectif du film comprend différent milieux politiques et son but est de présenter un point de vue différent de celui des images des médias qui ont bombardé le petit écran en attirant l'attention surtout sur "les hooligans qui détruisaient la ville de Gênes" et "du processus démocratique". Des images de gens plein d'espoir arrivant à la gare comme des prêtres catholiques et des moines tibétains sont le type d'images que les réalisateurs souhaitent montrer. Le consensus est qu'ils ont filmé ce que d'autres journalistes ne voulaient pas montrer, surtout les affrontements entre la police et les jeunes.

Moira Sullivan