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Published by Croisette
May 20, 2007
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"Soom" de Kim Ki-Duk

La quatrième journée de cette 60ème édition est marquée par le retour sur la Croisette de Kim Ki-duk, venu présenter en Compétition Soom. Il avait déjà concouru en 2005 dans la section Un Certain Regard avec L’Arc. Pour ce nouveau long métrage le cinéaste sud-coréen nous dépeint cette fois-ci une histoire dans laquelle un condamné à mort reçoit la visite d’une femme qui se sent délaissée par son mari et se prend d’affection pour cet homme.

Avec ce drame où il est question du manque d’amour, de jalousie et de détresse sentimentale, Kim Ki-duk « évoque indirectement sa difficile relation avec la société coréenne ». « Je me suis concentré sur les individus. Ce qui m'intéressait était de montrer l'incommunicabilité entre les êtres humains. »

 

Conférence de presse: 

 

L’équipe de Soom, film sud-coréen présenté en Compétition ce samedi 19 mai, a répondu aux questions de la presse internationale. Le réalisateur Kim Ki-duk était accompagné de la comédienne Zia, des acteurs Chang Chen et Kang In-hyung, ainsi que du coproducteur Song Myung-chul. Morceaux choisis.

Kim Ki-duk sur ses intentions : « Avec ce film, je me suis concentré sur les individus. Ce qui m'intéressait était de faire ressentir l'incommunicabilité entre les êtres humains. J’évoque par ailleurs indirectement ma difficile relation avec la société coréenne, et comme souvent dans mes films, j’essaie d’exprimer l’inexprimable, quelque chose d’à priori impossible. »

Kim Ki-duk sur le cinéma coréen : « Dans le cinéma coréen, je pense que ce ne sont pas le style, la forme, qui priment. Le plus important est que dans ce cinéma, il y a une vérité, quelque chose de plus profond. Et c’est cela, je pense, qui émeut et excite les spectateurs étrangers. »

Kim Ki-duk sur ses inspirations : « La première chose qui me vient à l’esprit quand je fais un film, ce n’est pas une idée. C’est plutôt une vision de la société. C’est généralement le reflet de ce que je ressens au sujet de la société qui m’entoure. »

Chang Chen sur son rôle muet : « Soom est mon premier film coréen. C’était un rôle particulier pour moi car il n’y avait pas de dialogues. J’ai appréhendé cela comme un véritable défi. J’ai beaucoup travaillé sur le côté psychologique de mon personnage. J’ai dû utiliser mon corps afin de transmettre des sentiments. »

Kang In-hyung sur son expérience : « Je suis un acteur coréen débutant. J’ai été très content de travailler avec Kim Ki-duk et Chang Chen. Ma collaboration avec ce dernier a été particulière : nous ne parlons pas la même langue et la communication était donc assez difficile au début. Il m’a beaucoup aidé grâce à son regard. Il a des yeux très puissants et profonds. »