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Published by Editor
Jul 28, 2005
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vers une redevance mensuelle et forfaitaire sur le téléchargement

75 % des artistes-interprètes adhèrent à la proposition de l’Adami visant à instaurer une redevance mensuelle et forfaitaire sur le téléchargement pour compenser le préjudice subi par les ayants droit du fait des échanges de fichiers entre particuliers. C’est ce qui ressort d’un sondage réalisé par IPSOS à la demande de l’Adami auprès d’un échantillon représentatif d’artistes-interprètes.

Les positions de l’Adami concordent donc avec l’opinion des artistes-interprètes. De plus :
- 82 % d’entre eux adhèrent au principe de l’extension de la rémunération équitable aux webradios ;
- 83 % partagent les réserves de l’Adami sur l’utilisation des DRM en souhaitant que ceux-ci ne remettent pas en cause la copie privée et que les artistes-interprètes soient associés à leur implantation et à leur surveillance.

Ce sondage montre aussi que seulement 3% des artistes-interprètes interrogés ont perçu des rémunérations en provenance des plates-formes payantes de téléchargement. En outre, parmi ces 3 %, plus de la moitié ne sont pas satisfaits de ce qu’ils ont perçu.

Bien qu’ils soient au cœur du débat sur internet et la révolution numérique, les artistes-interprètes n’ont été que très rarement consultés pour donner leur avis sur des questions qui touchent directement à l’avenir de leur profession. Le sondage révèle aussi l’inquiétude grandissante des artistes-interprètes quant au devenir de leurs rémunérations liées à l’utilisation de leurs prestations enregistrées.

Un an après la signature de la Charte d’engagement pour le développement de l’offre légale de musique en ligne, le respect de la propriété intellectuelle et la lutte contre la piraterie numérique par les fournisseurs d’accès à internet, des professionnels de la musique et les pouvoirs publics, les artistes-interprètes constatent que :
- les échanges entre particuliers progressent toujours et les solutions de filtrage et de répression sont un échec ;
- les catalogues des producteurs ne sont toujours pas entièrement mis à la disposition des opérateurs, certains secteurs musicaux demeurant d’ailleurs grandement sous-représentés ;
- l’interopérabilité n’est toujours pas effective sur les plates-formes de téléchargement.

L’Adami rappelle qu’elle demande avec insistance l’extension de la redevance pour copie privée à l’abonnement acquitté par le consommateur aux fournisseurs d’accès à internet, ce que souhaitent aussi 83 % des internautes d’après un précédent sondage IPSOS pour l’Adami.

L’Adami, qui fête ses 50 ans en 2005, est une société de gestion collective des droits de propriété intellectuelle des artistes-interprètes (comédiens, chanteurs, musiciens, chefs d’orchestre, danseurs…). Créée en 1955 et gérée par des artistes, l’Adami perçoit et répartit individuellement les sommes qui sont dues aux artistes pour l’utilisation de leur travail enregistré. Elle gère aujourd’hui les droits de près de 60 000 artistes-interprètes, dont plus de 20 000 adhérents.