Une histoire du cinéma d'auteur kazakh et kirghize
Du cinéma des ex-républiques soviétiques d'Asie centrale, on commence à bien connaître la génération de cinéastes apparue autour de 1990 : Aprymov (Trois Frères) et Omirbaev (Kaïrat) au Kazakhstan, Abdukhalikov (Le Fils adoptifi) au Kirghizistan. Mais cette histoire a commencé avant 1990. Venus tard au cinéma, et sous contrôle soviétique, le Kazakhstan et le Kirghizistan ont, dès les années soixante, produit des auteurs originaux, à côté d'un cinéma commercial souvent proche du cinéma indien. Dans l'espace de liberté laissé par la déstalinisation, des metteurs en scène comme Aïmanov, Okeev, Begaline ont jeté les bases d'une exigence cinématographique qui a nourri les jeunes gens venus à la réalisation avec la perestroïka, puis l'indépendance.
Films présentés :
Ouverture de la rétrospective : La Route - Darejan Omirbaev - 2001 Le Singe - Aktan Abdykalikov - 2001
Kazakhstan
L'Epopée d'une mère - Aleksandr Karpov - 1963
Les Empreintes se perdent à l'horizon - Majit Begaline - 1965
La Terre de nos pères - Chaken Aïmanov - 1967
Une matinée agitée - Abdulla Karsakbaiev
Ma soeur Lucie - Ermek Shinarbaev - 1985
Dernier arrêt - Serik Aprymov - 1989
Un petit poisson amoureux - Abaï Karpikov - 1989
Kardiogramma - Darejan Omirbaev - 1995
Dernières vacances - Amir Karakulov - 1996 .
Kirghizistan
Une traversée difficile - Melis Ouboukeev - 1964
Le Champ maternel - Guennadi Bazarov - 1968
Coup de feu dans le col de Karach - Bolot Chamchaiev - 1968
Près du vieux moulin - Ossenjan Ibraguimov - 1972
Le Féroce - Tolomouch Okeev - 1973
La Logeuse - Bekzhan Aitkulouiev
Où est ta maison escargot ? - Aktan Abdukhalikov - 1992