Default Banner
Published by Editor
Aug 28, 2021
Established 1995 filmfestivals.com serves and documents the festival community, offering 92.000 articles of news, free blog profiles and functions to enable festival matchmaking with filmmakers.THE NEWSLETTER REACHES 198 000 FILM...

Subversive la 30ème Quinzaine du cinéma francophone?

30ème Quinzaine du cinéma francophone

23 > 29 septembre 2021

La Francophonie sera subversive et imaginative ou ne sera pas!

Boutros Boutros-Ghali

 

En 1992, la première Quinzaine du cinéma francophone présentait des films primés lors du Festival international du film francophone de Namur et depuis lors, les deux festivals demeurent connexes. D’année en année, tout en affirmant leur singularité propre, ils ont poursuivi leur exploration des cinémas de la Francophonie, en partageant leurs programmations et en mutualisant parfois leurs ressources

Cette trentième édition propose un programme dense constitué de pas moins de quatorze avantpremières, en provenance de seize pays de la Francophonie et avec pour ambition de les présenter en présence des réalisateur.trice.s.

Fictions et documentaires donnent à sonder la réalité dans sa complexité et ses paradoxes.

La sélection invite à explorer des horizons multiples et plonge le spectateur dans le biotope culturel alternatif marocain ; auprès des cheminots de la ligne 1 en Tunisie ; au Burkina Faso avec un candidat à l’exil ; en Côte d’Ivoire, sur l’île de Lahou vouée à disparaître sous les eaux ; dans le camp de réfugiés de Calais avec Alpha, artiste de « la maison bleue » ; en Turquie à Söloz, village des grands-parents arméniens de Serge Avedikian ; en Haïti pour une cérémonie vaudoue ; au Niger dans un village qui espère le forage vital d’un nouveau puits ; au Sénégal, sur les traces de Blondin Diop, en écho à La Chinoise de Jean-Luc Godard ; en République démocratique du Congo avec le réalisateur octogénaire Mweze Ngangura ; en Corse avec les conjointes des Légionnaires partis en mission en Afrique noire ; à Bruxelles, dans les années 1980, quand le cinéma essayait de guérir les plaies de la Shoah ; à Ostende dans l’enfer d’un homme politique accusé d’avoir tué son épouse… Avec en clôture, Un monde de Laura Wandel,

sélectionné au Festival de Cannes 2021 – Un Certain Regard !

La 30ème Quinzaine du cinéma francophone est une initiative du Centre Wallonie-Bruxelles/Paris qui bénéficie du soutien de TV5MONDE, du Film Fund Luxembourg, de la Mission culturelle du Luxembourg en France, du Festival international du film de Namur, de l’Ambassade de Suisse en France et en partenariat avec French Mania

 

Jeudi 23 septembre 

Ouverture 20h : en avant-première

MON LEGIONNAIRE – Rachel Lang, en sa présence

(2021 – Belgique/France – 1h47 – VO stf.)

Image : Fiona Braillon. Son : Aline Huber, Charles De Ville, Philippe Charbonnel. Montage : Sophie Vercruysse. Avec : Louis Garrel, Camille Cottin, Ina Marija Bartaite, AleksandrKuznetsov. Production : Wrong Men, Chevaldeuxtrois, Bac Films, RTBF, Canal + ; Ciné +, Mubi, Voo-BeTV, Proximus, avec l’aide du CCA, de la Région de Bruxelles-Capitale, de la Collectivité de Corse, de la Région Grand-Est, de la Région Normandie, en partenariat avec le CNC, de la Fondation Gan pour le Cinéma, BNP Paribas Fortis Film Finance et avec le soutien du Programme Creative Europe. Distribution France : Bac Films (sortie le 6 octobre 2021).

 

Quinzaine des Réalisateurs Cannes 2021.

Ils viennent de partout, ils ont désormais une chose en commun : la Légion Étrangère, leur

nouvelle famille. Mon Légionnaire raconte leurs histoires : celle de ces femmes qui luttent

pour garder leur amour bien vivant, celle de ces hommes qui se battent pour la France, celle

de ces couples qui se construisent en territoire hostile

Rachel Lang est née en 1984 à Strasbourg. Après des études de philosophie à l'université

Marc Bloch de Strasbourg, elle intègre l'Institut des arts de diffusion (IAD) à Louvain-la-

Neuve (Belgique).

Elle reçoit en 2010 le Léopard d'argent du festival de Locarno avec son film de fin d'étude

Pour toi je ferai bataille. Celui-ci est sélectionné dans plus de 50 festivals internationaux.

Son deuxième court-métrage, Les navets blancs empêchent de dormir, remporte le prix

Ingmar Bergman à Uppsala et le Swann d'or du festival de Cabourg en 2014.

Baden Baden, son premier long-métrage, est sélectionné à Berlin en 2016 puis au Festival

D’Angers.

En 2018, le scénario de son film Mon légionnaire obtient une aide à la création de la

Fondation Gan pour le cinéma. Le film est sélectionné en clôture de la Quinzaine des

Réalisateurs à Cannes en 2021.

4

Vendredi 24 septembre

18h, en avant-première

BURNING CASABLANCA (ZANKA CONTACT) – Ismaël El Iraki

(2020 – Maroc/Belgique/France – 2h – VO stf.)

Image : Benjamin Rufi. Son : Fabrice Osinski, Frédéric Meert, Ingrid Simon, Manu de Boissieu.

Montage : Camille Mouton. Musique : Alexandre Tartière, Neyl Nejjai.

Avec : Khansa Batma, Ahmed Hammoud, Saïd Bey, Abderrahmane Oubihem, Mourad

Zaoui, Fatima Attif.

Production : Barney Productions, Mont-Fleuri Productions, Velvet Films, avec le Centre

Cinématographique Marocain, le CNC – Cinémas du Monde, le CCA, l’OIF, le Tax Shelter BNP

Paribas Fortis Film Fund. Distribution France : Ufo Distribution (sortie le 3 novembre 2021)

Prix d’interprétation féminine au Festival de Venise Orizzonti 2020, Grand Prix Festival

international du premier film d’Annonay 2021.

Dans un Casablanca déjanté́, la passion brûlante de Larsen le rocker en peau de serpent et

de Rajae l’Amazone des rues met le feu à un Maroc inattendu dans cette histoire d’amour,

de trauma et de rock n’roll.

Ismaël El Iraki est né en 1983, il vit et travaille entre Casablanca et Paris, où il a étudié la

réalisation à la Fémis. Ses films courts remarqués (Prix du Short Film Corner à Cannes, Prix

Attention Talent et Mention spéciale du jury à Clermont-Ferrand) inventent un style de film

de genre d’auteur relocalisé sur les terres de son Maroc natal. Passionné de musique live,

Ismaël a fondé une société de captation de concerts à Paris et a produit des photos pour des

groupes de musique ainsi qu’une installation vidéo pour la Mostra de Venise. Zanka Contact

est son premier long métrage.

5

Vendredi 24 septembre

20h30, en avant-première

LE MILIEU DE L’HORIZON – Delphine Lehericey, en sa présence

(2019– Suisse/Belgique – 1h32)

Scénario : Joanne Giger, Delphine Lehericey d’après l’oeuvre de Roland Buti (éditions Zoé).

Image : Christophe Beaucarne. Son : François Musy, Franco Piscopo. Montage : Emilie

Morier. Musique : Nicolas Rabaeus. Avec : Laetitia Casta, Luc Bruchez, Thibaut Evrard,

Clémence Poésy, Fred Hotier, Patrick Descamps. Production : Box Productions, Entre Chien

et Loup, Kino Oko, RTS Radio Télévision Suisse, RTBF, VOO-BeTV, Teleclub, avec l’Office

fédéral de la Culture, Cinéform et le soutien de la Loterie romande, Fonds culturel de

Suissimage, le CCA, la Région de Bruxelles-Capitale et le Tax Shelter.

Distribution France : Outplay Films (sortie : le 20 octobre 2021).

Meilleur film et Meilleur Scénario aux Prix du Cinéma suisse 2020.

La sécheresse de 1976. Sous le soleil implacable de cet été, Gus quitte l’enfance. La nature se

désagrège, les sentiments s’exacerbent, le noyau familial éclate : tout craque et se fissure

jusqu’à ce que l’impensable arrive. Les orages tant espérés balaieront une campagne

épuisée et emporteront un monde avec eux.

Née à Neuchatel (Suisse) en 1975, Delphine Lehericey est une réalisatrice, metteure en

scène et comédienne suisse installée en Belgique. Elle a étudié les Arts du Spectacle à

l’Université Paris X-Nanterre. Durant dix ans, elle joue et participe à plusieurs créations

scéniques, puis se forme en tant que vidéaste, elle organise et participe à des stages de

scénographie et de direction d’acteurs.

En 2007, elle réalise un moyen métrage, Comme à Ostende (Festival de Locarno, Cinéastes

du Présent). En 2009, elle co-réalise le documentaire sur le football Les Arbitres avec les

producteurs de l’émission Strip-Tease (également sélectionné au Festival de Locarno), puis

un autre documentaire en 2011 sur le designer Jean-Paul Lespagnard, Mode in Belgium. En

2013, son premier long métrage Puppylove, avec Solène Rigot et Vincent Pérez, est en

compétition au Festival de San Sebastian. Elle y revient en 2019 avec Le Milieu de l’horizon,

dans la section New Directors. Ce film est lauréat du Prix du cinéma suisse 2020 dans deux

catégories (Meilleur Film de fiction et Meilleur scénario).

6

Samedi 25 septembre

16h, en avant-première

LA VOIE NORMALE – Erige Sehiri

(2018 – Tunisie/France/Qatar/Suisse – documentaire – 1h14 – VO stf.)

Image : Aissa Amine, Erige Sehiri, Ikbal Arafa, Hassene Amri, Ahmed Mourad Khanfir. Son :

Aymen Toumi, Karim Guemira, Pascal Jacquet, Martin Stricker, Mohamed Nouri Lassoued.

Montage : Katja Dringenberg, Hafedh Laaridhi, Ghalya Lacroix. Musique : Omar Aloulou.

Production : Akka Films, Les Films de Zayna, Nomadis Images, Al Jazeera Documentary, avec

le support de Doha Film Institute. Distribution France : Mission Distribution (sortie : 13

octobre 2021).

Sélectionné à Visions du Réel 2018, JCC 2018, IDFA 2018, Meilleur documentaire Festival du

film arabe de Fameck 2019, Meilleur documentaire Festival du film tunisien 2019, Mention

du Jury Cinemed 2019.

Après la révolution tunisienne, cinq cheminots sont affectés à la ligne n° 1. Ils la surnomment

"la voie normale" car c’est la première voie ferrée du pays et la seule construite selon les

normes internationales. C’est aussi la plus délaissée du réseau, et rien ne s’y passe jamais

comme prévu. Portrait croisé de cheminots tunisiens, La Voie Normale est un road-movie

poétique et social sur le travail comme métaphore d’une société́ en mutation.

D’origine tunisienne, Erige Sehiri est née en France en 1982. À dix-neuf ans elle quitte la

banlieue de Lyon pour étudier au Canada. Après une licence en administration des affaires,

elle intègre une radio montréalaise comme chargée de projet et se forme en réalisation

documentaire. De retour en France, elle réalise plusieurs courts métrages documentaires

pour la télévision et travaille régulièrement depuis Jérusalem comme journaliste

indépendante pour les chaînes françaises.

En 2012, elle réalise un documentaire de création Le Facebook de mon père et participe au

projet collectif Albums de Famille, Prix coup de coeur Cinemed 2012. En 2013, elle co-fonde

le média tunisien Inkyfada et produit plusieurs documentaires pour la télévision. Son

premier long métrage La Voie normale a été sélectionné à Visions du Réel 2018.

7

Samedi 25 septembre

18h, en avant-première

TRAVERSER – Joël Akafou

(2020 – Burkina Faso/Belgique/France – documentaire – 1h12 – VO stf.)

Scénario : Joël Akafou, Mathieu Akafou. Image : Joël Akafou, Matteo Tortone. Son : Joël

Akafou, Corneille Houssou. Montage : Jeanne Oberson. Avec : Inza Junior Touré (Bourgeois),

Kader Keita, Michelle Bawa, Loulou Bawa.

Production : VraiVrai Films, Les films du Djabadjah, Dancing Dogs Productions, RTBF,

TV5MONDE, CNC, Région Nouvelle-Aquitaine, Africadoc, Fonds Jeune Création Francophone,

Fonds Image de la Francophonie (OIF). Distribution France : Vraivrai Films (sortie le 15

décembre 2021).

Sélectionné au Festival de Berlin 2020, à Visions du Réel 2020, à Lussas 2020, Grand Prix

Janine Bazin Festival Entrevues Belfort 2020.

Il a survécu à la traversée. Venant de Côte d’Ivoire, il vit maintenant en Italie. Mais il rêve de

la France et est prêt à tout faire pour s’y rendre.

Joël Akafou est originaire de Côte d’Ivoire et diplômé d’un master en réalisation à l’Institut

Supérieur de l’Image et du Son de Ouagadougou.

En 2016, son film Nourah a été sélectionné dans plusieurs festivals africains reconnus. Il

réalise ensuite Vivre riche, un documentaire primé à Visions du Réel en 2017 et sélectionné

en France au Festival du cinéma de Brive.

Traverser est son premier long métrage documentaire, sélectionné au Festival de Berlin

2020 et Grand Prix Janine Bazin au Festival Entrevues de Belfort 2020.

8

Samedi 25 septembre

20h, en avant-première

L’ENNEMI – Stephan Streker, en sa présence

(2020 – Belgique/France/Luxembourg – 1h44 – VO stf.)

Image : Leo Lefèvre. Musique : Marcelo Zarvos. Avec : Jérémie Renier, Alma Jodorowsky,

Emmanuelle Bercot, Félix Maritaud, Zacharie Chasseriaud, Sam Louwyck, Peter Van den

Begin, Jeroen Perceval. Production : Daylight Films (BE) / BAC Cinema (LUX) / Formosa (FR),

Libellule Films, Polaris Film Production & Finance, Czar Film & Finance, avec le CCA, le VAF,

Screen Brussels. Distribution France : Alba Distribution (Sortie : début 2022).

En compétition au Festival du film francophone d’Angoulême 2020, Festival de Gand 2020.

Festival du film policier de Reims 2021.

Un célèbre homme politique est accusé d’avoir tué son épouse retrouvée morte, une nuit,

dans une chambre d’hôtel en bord de mer. Est-il coupable ou innocent ? Personne ne le sait.

Et peut-être lui non plus.

Stephan Streker est né en 1964 à Bruxelles. Passionné de cinéma, il est d’abord devenu

journaliste dans le but de rencontrer les gens qu’il admire le plus au monde : les cinéastes. Il

a ainsi publié de nombreuses interviews-fleuves dans la presse belge, alors qu'il était encore

étudiant en journalisme à l'Université libre de Bruxelles. Il est critique de cinéma pour la

radio et la presse écrite, ainsi que photographe (photos d’art, de presse, portraits), réalisant

de nombreuses pochettes de disques.

En 1993, il écrit et réalise son premier court métrage, Shadow Boxing, et en 1996 Mathilde,

la femme de Pierre. Tourné en « guerilla » avec quelques copains à Los Angeles, Michael

Blanco (2004) est son premier long métrage. Dans Le Monde nous appartient (2013), il

dirige Vincent Rottiers, Olivier Gourmet et Reda Kateb. Noces (2017), succès public et

critique, a été distribué sur plus de 25 pays et sélectionné dans plus de 50 Festivals

internationaux, y remportant une quinzaine de prix. Il a aussi été nommé aux César 2018

comme "Meilleur Film Etranger".

Outre son activité de cinéaste, Stephan Streker est consultant football, notamment pour

tous les matches des Diables Rouges (l’équipe nationale belge) et le talk-show

hebdomadaire La Tribune pour la RTBF.

9

Dimanche 26 septembre

15h - Quatre courts métrages

NIGHT SHIFT – Yordan Petkov & Eddy Schwartz, en présence d’E. Schwartz

(2020 – Bulgarie/Belgique/France – 29 min – VO stf.)

Avec : Hristo Petkov, Alexander Evgeniev, Ivo Krustev, Petar Toskov, Bilyana Kasakova.

Production : Bazuka Productions, White Boat Pictures, Black Boat Pictures, CCA, Arte.

En compétition au Festival de Clermont-Ferrand 2021. Meilleur film bulgare In the Palace

International Short film festival. Meilleur court métrage Festival de Burgas. Golden Rose Film

Festival, Prix de la Critique.

Anton vit seul et sans argent, comme beaucoup d’autres Bulgares depuis la chute du

communisme. Un jour, il accepte un travail dans une mine de charbon clandestine, mais son

employeur le force bientôt à couvrir un grave accident.

AVANT QUE LES LUMIERES S’ETEIGNENT – Wilmarc Val, en sa présence

(2021 – France – 16 min.)

Image : Paul Morin. Son : Nicolas Boyer. Avec : Raphael Thiery, Bernard Pinet, Léna Repetto,

Rebecca Pauly. Production : Les Steppes Productions, avec le soutien de Canal 32, Les

Enfants de la lune, le réseau des Télévisions du Grand Est.

Claude, un vieux forain, s’accroche à son manège qui représente les plus belles années de sa

vie. Au fil du temps, les gens qui l’entourent et les pièces de son attraction disparaissent.

Par un soir d’été, une petite fille, Emma, vient lui demander des tours de manège. Atteinte

d’une maladie génétique qui l’empêche de vivre à la lumière du soleil, Emma est interdite de

sortie en journée. Pour l’un comme pour l’autre, l’ennemi est le temps qui passe. Tandis que

Claude essaye de l’arrêter, Emma veut en profiter et vivre pleinement chaque instant.

407 JOU – Eléonore Coyette

(2020 – Haïti/Belgique – animation – 7 min.)

Création des marionnettes : Paul Junior Casimir, Pauline Lecarpentrier. Musique : Gardy

Girault-Bonafide. Voix-off : Léo Jean-Baptiste, Farid Sauvignon.

Production : Lakah Productions, Bureau des Droits Humains en Haïti.

Prix du meilleur court-métrage FIFAC 2020 – Guyane, Prix UCA des étudiants Traces de vie

2020, Grand Prix du Jury Saint-Louis docs 2020, Prix MEDIA du meilleur documentaire -

Nouveaux Regards Film Festival 2021 Guadeloupe.

Le film brosse le portrait du marionnettiste haïtien Paul Junior Casimir plus connu sous le

nom de "Lintho". Alors qu’il mène tranquillement sa carrière, l’artiste s’attire les jalousies de

son entourage et se fait arrêter arbitrairement alors qu’il proclame son innocence. Il passera

407 jours en prison sans motif valable.

10

BRAVE – Wilmarc Val, en sa présence

(2021 – Haïti/France – 26 min. – VO stf.)

Production : Ysé Producitons, CNC, France Télévisions. Distribution : Manifest.

Marie-Ange Telisma, française d'origine haïtienne, retourne à Dessalines, sa ville natale, pour

invoquer "Brave", l'esprit Vodou qui, "dansait dans la tête" de sa mère Clairisna.

Eddy Schwartz et Yordan Petkov ont collaboré sur divers courts métrages, documentaires et

publicités. Leur dernier court métrage, Auf Wiedersehen (2015), a été projeté dans plus de

20 festivals, remportant le Prix du meilleur court métrage Festival international du film de

Varsovie.

Night Shift, leur deuxième court métrage de fiction, a été sélectionné au Festival de

Clermont-Ferrand 2021.

Ils développent actuellement leur premier long métrage, Giyur, soutenu par une bourse de

développement du Centre national du film bulgare.

Né le 30 octobre 1987 à Dessalines, commune de Haïti, Wilmarc Val arrive en France à l'âge

de 4 ans. Très tôt, il se passionne pour l'astronomie, la littérature et le cinéma. Il intègre en

2007 l'École des Médias, filière de l'Institut Supérieur de Formation Journalistique (ISFJ) dont

il sera diplômé en 2010. Trouvant sa vocation dans le cinéma, il obtient une licence Arts

Cinématographiques et Audiovisuels à l'Université Paris-Est Marne la Vallée en 2012. Il a

réalisé 6 courts-métrages autoproduits entre 2010 et 2017 dont Mes Derniers jours heureux

pour lequel il obtient le prix du meilleur scénario au festival Génération Court et Poussières

d'étoiles tourné en 2012 à L'Opéra Comique de Paris. Le film a été projeté dans une

douzaine de festivals en France et à l'étranger. En 2020, il réalise deux courts métrages avec

deux productions indépendantes, l’un en France l’autre en Haïti. Il écrit avec Olivier Torres

son premier long métrage sur le thème du vaudou.

Eléonore Coyette est une réalisatrice belge née en 1988. Captivée par les images, les

lumières, les couleurs, les rencontres et l'émotion, elle s'est penchée sur le pouvoir, souvent

banalisé, des médias et plus largement de l'image animée. En effet, la relation à soi est

complexe. Elle l'est d'autant plus lorsqu'une caméra s'interpose. Une confiance doit alors

résider entre celui qui regarde et celui qui est regardé. Suite à son cursus en réalisation

cinématographique, radiophonique et télévisuelle à l’Institut des Arts de Diffusion, Eléonore

s’est spécialisée dans l’exploration du format court tel que les clips musicaux, les portraits

d’artistes, les captations de concerts, les aftermovies, ou encore les courts-métrages qu’elle

écrit et réalise, notamment en Haïti.

Elle a aussi réalisé le documentaire Trois feuilles, coréalisé avec Sephora Monteau,

sélectionné en compétition au Festival de films de femmes de Créteil 2021.

11

Dimanche 26 septembre

17h : en présence de Mweze Ngangura

MWEZE – David-Pierre Fila, en sa présence

(2021 – RDC/France/Congo – 1h20)

Image et Son : David-Pierre Fila. Montage : Catherine Mantion & David-Pierre Fila.

Production : Les Films Bantu, Sol’ oeil Films, Gamboa & Gamboa Lda, la Fondation ARIG, avec

la participation de TV5MONDE.

Le portrait de Mweze Ngangura, cinéaste congolais majeur (né le 7 octobre 1950 à Bukavu),

filmé à Kinshasa, Ouaga, Uccle et Bruxelles. Un portrait, conçu à partir de collages et de

surimpressions sonores. A travers ses films documentaires et de fiction Kin Kiesse ou les

joies douces et amères de Kinshasa la belle, La Vie est belle coréalisé avec Benoît Lamy en

1986, Changa Changa, Le général Tombeur, Le Roi, la vache et le bananier. Et ses longs

métrages Pièces d’Identités, Les habits neufs du Gouverneur. Il est aussi un amoureux de la

rumba, de cette danse et de cette musique qui nous ressemble.

David-Pierre Fila, né le 18 juin 1954 à Brazzaville est un réalisateur franco-congolais.

Après des études secondaires en Normandie, il devient masseur kinésithérapeute en 1976 tout en étant

aussi titulaire d’un DEA en anthropologie de l’École des hautes études en sciences sociales.

Il travaille comme photographe de mode, pour Guerlain, Madame Grès, Hermès et Lanvin.

Correspondant de l’agence de photo Gamma en Afrique centrale, il obtient en 1987 une bourse

UNESCO pour suivre un stage de cadreur auprès du département d'études de cinéma à l'Institut des

hautes études supérieures de la cinématographie de Moscou.

Il tourne son premier court métrage en Centrafrique : Letero (le Masque du sorcier). Le film, qui relate

l’histoire d’un jeune homme qui doit prendre la charge de gardien du Masque à la mort de son père, est

sélectionné au Fespaco.

En 1989, il réalise Le dernier des Babingas et obtient le Prix du film sur l’environnement, et le Prix

Okoemedia au Fespaco. Il participe aussi au Festival de Cannes dans la section « Perspectives du

cinéma français » et reçoit le Prix du meilleur documentaire à « Vues d’Afrique » en 1991.

En 1991, Tala Tala, est aussi primé au Fespaco. C'est un documentaire tourné au coeur de l'Afrique

sous forme poétique. Le personnage central se promène entre Ouesso et Brazzaville, sur le fleuve

Oubangui, le fleuve Congo...En 1993, il signe la fiction Le Paradis qui retrace l'histoire d’un bourgeois

africain, qui s’éloigne de sa culture, dans lequel joue Mweze Ngangura.

En 1993, il crée Les Films Bantous Communications, au Congo Brazzaville. Et réalise une série de

courts métrages Sahara (1995) La même année, il réalise son premier long métrage Matanga, qui traite

du sida. Puis Dakar Blues en 1997.

En 2005, il expose à la Biennale de la photo de Bamako Les Derniers Forestiers. Avec le Centre

culturel français de Bujumbura il anime durant trois mois un atelier « journalistes culturels » au Burundi.

Entre 2007 et 2009, il intervient dans un séminaire « Cinéma d’Afrique et de la diaspora » à l’École des

hautes études en sciences sociales. En 2009, il réalise le long métrage Zao. En 2011, il crée le collectif

Bantous Productions, au Congo Brazzaville. La Forêt, documentaire de 23 minutes, est sélectionné au

Festival de Clermont-Ferrand 2012. Ses derniers documentaires ont été présentés à la Quinzaine du

cinéma francophone : Sur les chemins de la rumba (2015) et Le Sapeur (2019).

12

Dimanche 26 septembre

19h, en avant-première

LE CHEMIN DU BONHEUR – Nicolas Steil, en sa présence

(2021 – Luxembourg/Belgique/France – 1h55 – VO stf.)

Scénario : Michel Fessler et Henri Roanne-Rosenblatt avec la collaboration de Nicolas Steil,

d’après le roman de Henri Roanne Le cinéma de Saül Birnbaum. Image : Pierre Milon. Son :

Alain Goniva, Nicolas Leroy, Michel Schillings. Montage : Damien Keyeux . Musique : Kyan

Bayani. Avec : Simon Abkarian, Pascale Arbillot, Django Schrevens, André Jung, Michel

Vuillermoz de la Comédie Française, Eric Caravaca, Helena Noguerra, Roxane Duran, Tania

Gabarski, Nathalie Laroche, Raoul Schlechter, Mathilda May et Brigitte Fossey. Production :

Iris Productions, Iris Films, Tu vas voir, RTBF, VOO-BeTV, Belga Productions et Tax Shelter,

Belga Films Fund, avec le Film Fund Luxembourg, Wallimage et Screen Brussels. Distribution

France : Rézo Films (sortie non datée)

En compétition au Festival du film francophone d’Angoulême 2021.

Saül Birnbaum est un enfant caché, un de ceux qui à l’âge de 6 ans a dû être séparé de ses

parents pour échapper à la Shoah et envoyé par un Kindertransport à l’étranger, de Vienne à

Bruxelles.

En 1986, Saül est sur la voie de la résilience, il réinvente sa vie, il tente de la réenchanter, il a

ouvert un Delicatessen qui ne ressemble à aucun autre, où le 7ième Art triomphe tous les

jours sur la scène de ce restaurant en représentation permanente. Avec Joakin, son protégé,

un jeune réalisateur chilien qui a fui Pinochet, ils décident d’écrire l’histoire de l’enfance de

Saül et d’en faire un film, ce qui leur permettra à tous deux de « guérir » un peu plus.

Mais voilà que l’amour frappe à sa porte et le confronte à son passé.

Né le 2 janvier 1961, Nicolas Steil est un producteur et réalisateur luxembourgeois.

Il a travaillé comme journaliste de la presse écrite avant de s'orienter vers le cinéma avec la fondation,

en 1986, de la société Iris Productions. Il joue un rôle important dans le développement de l'industrie

cinématographique au Luxembourg, via Iris Group, qui défend un cinéma porteur de sens et ouvert sur

le monde. Depuis 1986, il a coproduit plus de cent films européens.

Il a produit et réalisé son premier long métrage Réfractaire, sorti en 2009.

13

Lundi 27 septembre

18h, en avant-première

RETOURNER A SÖLÖZ – Serge Avédikian, en sa présence

(2020 – Arménie/France – 1h05 – VO stf.)

Image : Richard Copans, Serge Avédikian, Erhan Arik. Montage : Philippe Vallois. Production :

Les Films d’ici, Studio Orlando. Distribution France : Saint-André-des-Arts. (sortie en

novembre 2021).

Quatre fois, en trois décennies, le réalisateur et comédien Serge Avédikian est retourné à

Sölöz, le village de ses grands-parents situé à 170 km au sud d’Istanbul.

Au long de ses retours successifs de 1987 à 2019, il a tiré de cette expérience un film

puissant sur les thèmes de l’identité, la vérité historique et la réconciliation, afin d’exprimer

un sujet qui lui tient à coeur depuis longtemps, le destin du peuple dont il est issu.

C’est le visage de la Turquie d’aujourd’hui que révèle le film au travers des liens tissés avec la

population du village de ses ancêtres.

Serge Avedikian est né à Erevan en Arménie Soviétique le 1er décembre 1955. Il débarque en

France à l’âge de quinze ans, parlant à peine le Français. Au collège, ce passionné de football

s'éprend du théâtre. Entre 1972 et 1976, l’apprentissage au conservatoire de Meudon

pendant trois ans l'invite à poursuivre au conservatoire de Paris en tant qu’auditeur libre.

En 1976, il crée la compagnie Théâtre de la Fenêtre.

Il débute au cinéma en Christian Ranucci du Pull-over rouge de Michel Drach (1979) et en

paysan troublé par un soldat allemand de Nous étions un seul homme de Philippe Vallois

(1979). Parmi sa foisonnante filmographie, on peut citer L'orchestre rouge de Jacques

Rouffio, (1989) et des oeuvres engagées telles L'aube de Miklos Jancso, (1985), Halteroflic de

Vallois, (1983), La Diagonale du fou de Richard Dembo, (1984), Le Trésor des îles chiennes

de F.J Ossang, (1990).

Il reste un visage clé des oeuvres travaillant la mémoire arménienne avec Mayrig d'Henri

Verneuil (1991), Aram de Robert Kechichian (2002), Le voyage en Arménie (2006), L'armée

du crime (2009) et Une histoire de fou (2015) de Robert Guédiguian.

En tant que réalisateur, il propose une oeuvre dense, composée de documentaires de

créations, des courts métrages de fiction et de peintures animées.

En 2007, il signe son premier long métrage Nous avons bu la même eau. Le retour au village

de son grand-père, en Turquie d’aujourd’hui, entre passé et avenir. En 2010, il obtient la

Palme d’Or du court-métrage à Cannes, pour son film d’animation Chienne d'histoire.

En 2014, il réalise et interprète le rôle-titre du film Le scandale Paradjanov, sur la vie et

l’oeuvre du cinéaste Sergeï Paradjanov. Puis en 2016 Celui qu'on attendait, une comédie

tendre et baroque, avec Patrick Chesnais dans le rôle principal. Outre ses rôles au théâtre, il

prépare actuellement la réalisation d’un long-métrage de fiction, Dernier round à Istanbul.

14

Lundi 27 septembre

20h, en avant-première

AYA – Simon Coulibaly Gillard, en sa présence

(2021 – Belgique/France/Côte d’Ivoire – 1h30 – VO stf.)

Image & son : Simon Coulibaly Gillard. Montage image : Marie-Hélène Mora, Bertrand

Conard. Montage son : Clément Chauvelle. Avec : Marie-Josée Kokora, Patricia Egnabayou

et Junior Asse. Production : Michigan Films, Kidam, RTBF, Dérives, Canal + Afrique, Shelter

Prod, avec l’aide du CCA, de la Coopération belge au développement, de France 2, du Tex

Shelter du gouvernement fédéral belge, de la Sabam.

Sélectionné à L’ACID Cannes 2021.

Aya grandit avec sa mère sur l’île de Lahou. Joyeuse et insouciante, elle aime cueillir des noix

de coco et dormir sur le sable. Pourtant, son paradis est voué à disparaitre sous les eaux.

Alors que les vagues menacent sa maison, Aya fait un choix : la mer peut bien monter, elle

ne quittera pas son île.

Simon Coulibaly Gillard est né à Kostenets, un village proche de Sofia en Bulgarie. Il est

adopté à un jeune âge par un couple de bretons. Après cinq années d’études scientifiques

(ingénierie physique) entre la Bretagne et Paris, il coupe définitivement les ponts avec sa

famille et le terroir Breton. En 2008, un épisode de vie Romaine le conduit à l’achat de sa

première caméra et par suite il emménage à Bruxelles pour y suivre un master en réalisation

cinématographique (Insas).

En 2013, son premier documentaire Anima est sélectionné dans de nombreux festivals,

notamment au FID Marseille, au Zinebi (Bilbao) ou encore à Filmer A Tout Prix (Bruxelles). En

2014,’Yaar’, ce film voyage dans plus de 60 festivals à travers le monde et remporte près de

20 prix et mention dont celui du meilleur court métrage documentaire au festival Dei Popoli

à Florence et le Prix de la meilleure photographie au FIFF de Namur. En 2017, Boli Bana

complète la trilogie de courts métrages documentaires. Aya est son premier long métrage,

sélectionné par l’ACID au Festival de Cannes 2021.

15

Mardi 28 septembre

18h, en avant-première

LA MAISON BLEUE – Hamedine Kane, en sa présence

(2020 – Belgique/Sénégal/Cameroun – 55 min. – VO stf.)

Image et son : Hamedine Kane. Montage : Roberto Ayllon. Production : Tândor productions

ASBL, Tândor Films, Groupe Lydel Com, Gsra, Vraivrai Films. Distribution : Paradocs asbl.

Primé au Festival Millenium 2021.

À travers le portrait intimiste d’Alpha, ami d’enfance du réalisateur, "La Maison Bleue" met

en lumière les problématiques de ces oubliettes que sont les camps de migrants européens.

Territoires d’exceptions où surgissent des tentatives de résistance comme celles mises en

place par Alpha dans son projet d’habitat atelier, lieu où se construit une poétique de la

relation qui défie la désolation des corps et la violence du politique, au coeur de "La Jungle",

un camp pour réfugiés à Calais. C’est un voyage entre deux parcours, entre deux mondes, un

voyage pour faire face, pour en finir avec la fuite.

Hamedine Kane (1983) est un artiste et réalisateur sénégalais, mauritanien. Il vit et travaille

entre Bruxelles et Dakar.

Les dernières oeuvres de Kane ont été exposées à la dernière Biennale Dak’art sous la

direction de Simon Nji-ami, à la foire d’art africain contemporain 1:54 à Londres en 2017 et à

la Documenta 14 : « Every Time A Ear Di Sound » organisée par Bonaventure Soh Bejeng

Ndikung, Elena Agudio et Marcus Gammel.

En 2018, son travail a fait l’objet d’une exposition personnelle à Mumbai à la Clark House

Initiative, commandée par Sumesh Sharma avec qui il a poursuivi une collaboration au

Showroom de Londres. En 2018, Kane a également exposé à la FIAC et à la Colonie barée à

Paris. En 2019, il participe à la Triennale d’architecture d’Oslo et à la Biennale Guetto de

Port-au-Prince en Haïti, au Parcours 8 à Dakar et à la VIe Biennale de Lubumbashi.

En 2020, Kane a participé à la Biennale de Taipei, à la Biennale de Casablanca et à diverses

expositions dans le cadre de la saison Africa2020 en France.

16

Mardi 28 septembre

20h, en avant-première

JUSTE UN MOUVEMENT – Vincent Meessen, en sa présence

(2021 – Belgique/France – 1h48 – VO stf.)

Image : Vincent Pinckaers. Montage : Simon Arazi. Son et design sonore : Laszlo Umbreit.

Mixage : Rémi Gérard. Étalonnage : Miléna Trivier. Direction musicale : Wouter

Vandenabeele. Production : Jubilee, Thank You & Good Night Productions, Spectre

Productions, CBA – Centre de l’Audiovisuel à Bruxelles, Magellan Films, avec le soutien du

CCA, VAF, Service public francophone bruxellois, CNAP-Image/Mouvement, Centre

Pompidou, Mu.ZEE, 34a Bienal de São Paulo Art et Recherche, Région Bretagne, Argos

Centre for audiovisual arts Belgium, et Tax Shelter.

Sélectionné au Festival de Berlin 2021, FID Marseille 2021.

« Omar est mort ! » Une voix crie ces mots à Dakar, le 11 mai 1973. L’aîné de la famille

Blondin Diop, jeune philosophe militant, beau parleur maoïste dans La Chinoise de Jean-Luc

Godard, se serait suicidé dans sa cellule de la prison de l’île de Gorée. Sa famille et ses amis

n’en croient rien et exigent que toute la lumière soit faite sur ce crime politique. Un fantôme

rôde dans la capitale sénégalaise en ébullition.

Juste un Mouvement est une adaptation libre de La Chinoise, le film de Jean-Luc Godard

tourné en 1967 à Paris. Resituant ses rôles et personnages cinquante ans plus tard à Dakar,

et actualisant son intrigue, cette nouvelle version offre une méditation sur la relation entre

politique, justice et mémoire. Bien qu’il ne soit plus vivant, Omar Blondin Diop, le seul

étudiant véritablement maoïste dans le film original, devient désormais le personnage clé.

Vincent Meessen est né à Baltimore, aux États-Unis, en 1971, et vit et travaille à Bruxelles.

Son travail artistique et filmique est tissé à partir d’une constellation de figures, de gestes et

de signes qui entretiennent une relation polémique et sensible avec l’écriture de l’Histoire et

l’occidentalisation des imaginaires.

Ses films ont été projetés dans de nombreux musées et centres d’art dont le Centre

Pompidou (Paris), HKW (Berlin), MUMOK (Vienne), Museo Reina Sofia (Madrid), dans des

festivals de films tels que IFFR (Rotterdam), IDFA (Amsterdam), Oberhausen International

Short Film Festival, Art of the Real (New York, Séoul), FID (Marseille) et FESPACO

(Ouagadougou). Des expositions individuelles ont été accueillies à Montréal, Toronto, Paris,

Bâle, Bruxelles, Mexico, Amsterdam. Vincent Meessen a représenté la Belgique à la 56e

Biennale de Venise avec Personne et les autres, une exposition collective avec dix artistes

invités venus des quatre continents. Parmi les autres participations récentes à des Biennales,

on peut citer en autres… Chicago Architecture Biennial, (2019); Généalogies futures, récits

depuis l’Équateur, Biennale de Lubumbashi (2019); Proregress, 12th Shanghai Biennale

(2018-2019); Printemps de septembre, Toulouse (2016, 2018) et Gestures and Archives of the

Present, Genealogies of the Future, Taipei Biennale (2016).

Vincent Meessen est membre de Jubilee - platform for research and artistic production.

17

Mercredi 29 septembre

18h, en avant-première

MARCHER SUR L’EAU – Aïssa Maïga

(2021 – France/Niger/Belgique – 1h29 – VO stf. – 1er film)

Scénario : Ariane Kirtley et Aissa Maïga D’après une idée originale proposée par Guy

Lagache. Image : Rousslan Dion. Son : Matthieu Mangematin. Montage : Isabelle Devinck,

Linda Attab Apenouvon. Musique originale : Uèle Lamore.

Production : Bonne Pioche Cinéma et Echo studio, France 3 Cinéma, Panache Productions et

La compagnie cinématographique, avec la participation de OCS, France Télévisions, BeTV, en

association avec Amman Imman, Cinémage 14. Avec le soutien de La SACEM, le CNC,

FAMAE, la société Astelia, le Fond des Célestins et Proarti.

Distribution France : Les Films du Losange. (sortie le 10 novembre 2021).

Festival de Cannes 2021.

Au nord du Niger, le village de Tatiste, victime du réchauffement climatique, se bat pour

avoir accès à l’eau. Chaque jour, Houlaye quatorze ans, comme d’autres jeunes, marche des

kilomètres pour aller puiser l’eau, essentielle à la vie du village. Cette tâche quotidienne les

empêche, entre autres, d’être assidus à l’école. L’absence d’eau pousse également les

adultes à quitter leur famille chaque année pour aller chercher au-delà des frontières les

ressources nécessaires à leur survie.

Pourtant, cette région recouvre dans son sous-sol un lac aquifère de plusieurs milliers de

kilomètres carrés. Or, il suffirait d’un forage pour apporter l’eau tant convoitée au centre du

village et offrir à tous une vie meilleure.

Aïssa Maïga est une comédienne française révélée au public avec son rôle dans Les Poupées

russes de Cédric Klapisch. Elle est ensuite nommée au César comme meilleur espoir féminin

pour son rôle dans Bamako d’Abderrahmane Sissako. Elle est remarquée dans des comédies

comme Il a déjà tes yeux ou Bienvenue à Marly Gomont, ou dans des drames intimistes

tournés en langues étrangères. Elle a coréalisé avec Isabelle Simeoni pour la télévision

(Canal Plus) Regard Noir, un road movie documentaire tourné au Brésil, aux Etats-Unis et en

France sur la place des femmes noires dans les fictions et les solutions pour l’inclusion de

tous les talents.

Marcher sur l’eau est son premier long métrage documentaire, sélectionné en sélection

officielle Cannes 2021, dans la section dédiée au climat.

18

Mercredi 29 septembre

20h, en avant-première

Un monde – Laura Wandel, en sa présence

(2021 – Belgique – 1h13)

Scénario : Laura Wandel. Image ; Frédéric Noirhomme. Son : Thomas Grimm-Landsberg.

Montage image : Nicolas Rumpl. Montage son : David Vranken. Avec : Maya Venderbeque,

Günter Duret, Karim Leklou, Laura Verlinden, Sofia Leboutte.

Production : Dragons Films Productions, Lunanime, avec l’aide du CCA, du VAF, de Voo-BeTV,

Proximus, Wallimage et Tax Shelter du Gouvernement fédéral belge. Distribution France :

Tandem (sortie le 6 octobre 2021).

Prix Fipresci Un Certain Regard - Festival de Cannes 2021. Sélectionné à San Sebastian 2021.

Nora entre en primaire lorsqu’elle est confrontée au harcèlement dont son grand frère Abel

est victime. Tiraillée entre son père qui l’incite à réagir, son besoin de s’intégrer et son frère

qui lui demande de garder le silence, Nora se trouve prise dans un terrible conflit de loyauté.

Une plongée immersive, à hauteur d’enfant, dans le monde de l’école.

Laura Wandel est née en 1984. Après des études de réalisation à l’IAD, elle accompagne son

film de fin d’études Murs dans différents festivals internationaux. Elle réalise ensuite deux

courts métrages : O négatif et Les Corps étrangers, qui sera récompensé au Festival de

Cannes 2014.

Un monde est son premier long métrage de fiction.

19

Calendrier

Jeudi 23 septembre

20h, en avant-première : MON LEGIONNAIRE de Rachel Lang, en sa présence

Vendredi 24 septembre.

18h, en avant-première : BURNING CASABLANCA (ZANKA CONTACT) d’Ismaël El Iraki

20h30, en avant-première : LE MILIEU DE L’HORIZON de Delphine Lehericey, en sa présence

Samedi 25 septembre.

16h, en avant-première : LA VOIE NORMALE d’Erige Sehiri

18h, en avant-première : TRAVERSER de Joël Akafou

20h, en avant-première : L’ENNEMI de Stephan Streker, en sa présence

Dimanche 26 septembre

15h : 4 courts métrages : NIGHT SHIFT de Yordan Petkov & Eddy Schwartz. AVANT QUE LES

LUMIERES S’ETEIGNENT de Wilmarc Val. 407 JOU d’Eléonore Coyette. BRAVE de Wilmarc Val

17h : MWEZE de David-Pierre Fila, en sa présence et celle de Mweze Ngangura

19h, en avant-première : LE CHEMIN DU BONHEUR de Nicolas Steil, en sa présence

Lundi 27 septembre.

18h, en avant-première : RETOURNER A SÖLÖZ de Serge Avedikian, en sa présence

20h, en avant-première : AYA de Simon Coulibaly Gillard, en sa présence

Mardi 28 septembre.

18h, en avant-première : LA MAISON BLEUE de Hamedine Kane, en sa présence

20h, en avant-première : JUSTE UN MOUVEMENT de Vincent Meessen, en sa présence

Mercredi 29 septembre.

18h, en avant-première : MARCHER SUR L’EAU de Aïssa Maïga

20h, en avant-première : UN MONDE de Laura Wandel, en sa présence

20

Le Centre Wallonie-Bruxelles/Paris

Du périphérique au consacré

Loin de constituer un mausolée qui contribuerait à la canonisation de l’héritage patrimonial

de la culture belge francophone, le Centre est un catalyseur de référence de la création

contemporaine dite belge – un espace de jonctions et d’intersections.

Au travers d’une programmation résolument désanctuarisant et transdisciplinaire, le Centre

est mandaté pour diffuser et valoriser des signatures d’artistes basé.e.s en Fédération

Wallonie- Bruxelles, dans une perspective d’optimisation de leur irradiation en France.

Il assure ainsi la promotion des talents émergents ou confirmés, du périphérique au

consacré. Il contribue à stimuler les coproductions et partenariats internationaux et à

cristalliser une attention en faveur de la scène dite belge. Le Centre dévoile, par saison, des

démarches artistiques qui attestent de l’irréductibilité́ à un dénominateur commun des

territoires poreux de création contemporaine.

Situé dans le 4e arrondissement de Paris, sa programmation se déploie sur plus de 1000 m2.

Îlot déterritorialisé, il implémente également des programmations en Hors- les-Murs en

synergie avec des institutions, opérateurs et évènements français.

Le Centre est un service décentralisé de Wallonie-Bruxelles International (WBI) : instrument

de la politique internationale menée par la Wallonie, la Fédération Wallonie- Bruxelles et la

Commission communautaire française de la Région de Bruxelles-Capitale

Quinzaine du cinéma francophone

Stéphanie Pécourt, Directrice

Louis Héliot, responsable de la programmation cinéma

Centre Wallonie-Bruxelles

46, rue Quincampoix – 75004 Paris

Métro : Châtelet-Les Halles / Rambuteau / Hôtel de Ville / Etienne Marcel.

Tarifs : 5€, 3€, Pass Festival 15 €. www.cwb.fr

Canal: