SFCC et les intermittents: essentiels à la création
Les journalistes de cinéma par l'intermédiaire du SFCC (Syndicat Français de la Critique de Cinéma) tiennent à souligner l'importance du statut des intermittents du spectacle sans lequel toute la richesse de notre création culturelle nationale serait irrémédiablement mise à mal.
Tout en reconnaissant que le protocole d'accord que le gouvernement est sur le point d'agréer a le mérite de ne pas remettre en cause le statut lui-même, le SFCC regrette qu'il pénalise cruellement les seuls artistes aux situations les plus précaires. En durcissant les conditions d¹accès au statut, il va contraindre près du tiers des artistes de notre pays (peut-être plus encore parmi les techniciens travaillant main dans la main avec eux) à trouver un équilibre financier hors de leur art, au risque de les empêcher de l¹exercer.
Nous savons tous que les abus dénoncés par les artistes sont réels (chaînes de télévision, de radio, grosses productions ou agences de publicité qui utilisent le statut d¹intermittent pour des employés quasi permanents). Réguler ces abus serait de nature à réduire de façon conséquente les déficits.
Et surtout, plutôt que de réduire, de façon indirecte mais drastique, le nombre des intermittents, sans doute eut-il été préférable de revoir à la baisse les plafonds des allocations versées.
Il n'est pas trop tard pour réétudier cet accord et, au passage, sortir de l'impasse un nombre important de manifestations culturelles (à l'équilibre fragile) menacées par la vague de protestation légitime des intermittents.