Default Banner
Published by Editor
Aug 21, 2003
Established 1995 filmfestivals.com serves and documents the festival community, offering 92.000 articles of news, free blog profiles and functions to enable festival matchmaking with filmmakers.THE NEWSLETTER REACHES 198 000 FILM...

San Sebastian la sélection officielle

SECTION OFFICIELLE

À moins d'un mois de la 51e édition du Festival International de Cinéma de Donostia-San Sebastián, qui se tiendra du 18 au 27 septembre, voici un aperçu des films sélectionnés en Section officielle. Histoires de famille, histoires politiques, comédies et drames, tous les genres sont bons pour raconter la difficulté de vivre dans un monde de contradictions, thème majeur d'une sélection où prédominent de jeunes réalisateurs qui ont amplement prouvé leur qualité et leur engagement.



• ARVEN (HERITAGE), de Per Fly, Danemark-Suède
Seconde partie de la trilogie réalisée par Per Fly sur la société danoise. Si dans la première partie, Baenken (The Bench), il s'intéressait aux indigents, dans la deuxième, le thème central est la haute bourgeoisie industrielle et son manque de scrupules pour se maintenir au pouvoir. L'histoire est centrée sur Christoffer, héritier d'une grande entreprise familiale, qui doit renoncer à ce qu'il aime le plus pour devenir un être dur et implacable.

• DANS LE ROUGE DU COUCHANT, Edgardo Cozarinsky, France-Espagne
Marisa Paredes, Feodor Atkine et Bruno Putzulu incarnent les trois personnages principaux de cette histoire qui se déroule à Paris et dont les racines sont à Buenos Aires. Edgardo Cozarinsky, Argentin installé en France depuis de nombreuses années, maintient au fil de ses films un équilibre étrange et envoutant entre les deux côtés de l'Atlantique. Il est épaulé par trois acteurs donnant vie à des personnages qui se croisent lors d'une tombée du jour teintée de vermeil.

• EN LA CIUDAD, de Cesc Gay, Espagne
Après le succès de Krámpack en 2000, le réalisateur catalan choisit de travailler sur un thème totalement différent. Une histoire collective et générationnelle qui trace, d'un point de vue peu conventionnel et sans complaisance, le portrait d'un groupe d'amis trentenaires. En la ciudad, plus mélodrame retenu que comédie de mœurs, surprend par l'équilibre parfait entre les sept acteurs qui interprètent les rôles principaux : Chisco Amado, Álex Brendemühl, Eduard Fernández, Mònica López, Vicenta N'Dongo, María Pujalte et Leonor Watling.


• GIRL WITH A PEARL EARRING, de Peter Webber, Grande-Bretagne-Luxembourg. (Candidat au Prix Altadis-Nouveaux Réalisateurs)
Le best-seller de Tracy Chevalier La jeune fille à la perle est porté au cinéma dans une ambiance exquise et avec un grand sens du détail. La jeune comédienne Scarlett Johansson donne vie à Griet, la jeune domestique qui devint le modèle de l'un des tableaux les plus connus de Vermeer, interprété par Colin Firth. La lumière et le mystère reflétés dans la perle suspendue à l'oreille de Griet emplissent ce film, véritable ode à l'amour de la peinture.

• GRIMM, de Alex van Warmerdam, Hollande
Jacob et Mary, abandonnés par leurs parents, partent à la recherche de leur oncle qui vit dans l'ensoleillée et utopique Costa del Sol. Comme dans les contes de Grimm, le réel est toujours différent du rêve qui se transforme en un cauchemar où l'obscur, l'occulte et le caché se substituent à la réalité. Le quatrième film du réalisateur de De Noordenlingen (The Northerners) 1992, est une comédie délirante. En quelques mots, une adaptation du conte Hänsel et Gretel dans le monde actuel.

• L'HISTOIRE DE MARIE ET JULIEN, de Jacques Rivette, France-Italie
Julien, un solitaire horloger d'âge mûr, rencontre à nouveau Marie, jeune, belle et vulnérable. L'amour intense qui nait entre eux les pousse à se réfugier dans un lieu où la vie et la mort n'existent pas, une maison où le rêve se confond avec la réalité. Emmanuelle Béart et Jerzy Radziwilowicz incarnent les rôles-titres de la dernière œuvre du grand cinéaste Jacques Rivette.

• EL MISTERIO GALINDEZ, de Gerardo Herrero, Espagne (Hors compétition)
Basé sur le roman homonyme de Manuel Vázquez Montalbán, le film de Gerardo Herrero oscille entre aventure, thriller et chronique politique. Saffron Burrows, Harvey Keitel, Eduard Fernández et Guillermo Toledo sont les principaux interprètes de cette histoire qui tente de résoudre un mystère resté entier depuis presque quarante ans : l'étrange disparition en 1956 du politique basque Jesús Galíndez lors de son exil en Amérique.

• NOVIEMBRE, de Achero Mañas, Espagne (Candidat au Prix Altadis-Nouveaux Réalisateurs)
Noviembre traite d'une troupe de théâtre de rue assez provocatrice. Raconté sur le mode du documentaire, alternant des entretiens d'acteurs vétérans se remémorant leur passé au sein d'un groupe de théâtre d'avant-garde avec la représentation de ce même passé, le film est une combinaison de mises en scène de rue spectaculaires et de réflexions politiques tout à fait contemporaines. Noviembre est servi par un casting de jeunes acteurs menés par Ingrid Rubio et Óscar Jaenada

• OJOS QUE NO VEN, de Francisco Lombardi, Pérou-Espagne
Lombardi raconte six histoires se déroulant à un moment particulièrement difficile de l'histoire du Pérou : la chute du régime de Fujimori à la suite du scandale des "vladi-vidéos" qui montraient le conseiller présidentiel Vladimiro Montesinos soudoyant des membres hauts placés de la nation. Un film qui dénonce l'hypocrisie, l'opportunisme et la corruption du pouvoir politique, par le biais de leur reflet dans la vie des différents personnages que nous présente Lombardi. Ojos que no ven fut presenté en version encore provisoire à Cinéma en Construction.

• SA-LIN-EUI CHU-EOK (MEMORIES OF MURDER), de Bong Joon-ho, Corée (Candidat au Prix Altadis-Nouveaux Réalisateurs)
Le second long métrage du réalisateur de Barking Dogs Never Bite, présenté avec succès en Section officielle à San Sebastián en 2000, est inspiré d'un fait réel qui a bouleversé la Corée en 1986, au moment d'une série d'assassinats commis par le premier serial killer de l'histoire du pays. Le film débute comme une comédie et sombre peu à peu dans le drame, où l'important n'est pas tant de découvrir l'assassin que de voir comment son comportement va transformer une petite ville et surtout ses policiers. L'un des grands succès du cinéma coréen cette année.

• SCHUSSANGST, de Dito Tsintsadze, Allemagne
Le réalisateur de Lost Killers nous offre un film inclassable à l'humour noir et surréaliste dans un contexte réaliste. Un homme se voit obligé de faire ce qu'il pensait ne jamais devoir faire. Un jeune homme tranquille et pacifique, qui effectue des travaux d'intérêt général pour éviter le service militaire, se voit inexorablement entraîné dans une histoire de vengeance. Le film est truffé de personnages extravagants, de moments absurdes et drôles dans leur noirceur.

• THE STATION AGENT, de Tom MacCarthy, Etats-Unis (Candidat au Prix Altadis-Nouveaux Réalisateurs)
Des êtres solitaires. Différents. Fin, le nain amoureux des trains, et Olivia, le peintre qui a perdu son enfant. Mais la solitude n'existe pas si, à côté de la vieille gare où l'on vit, se trouve un Cubain drôle et extraverti qui n'aura de cesse de créer une sorte de nouvelle famille. La solitude est plus facile à vivre quand on la partage avec quelqu'un. Une comédie aigre-douce qui a remporté le Prix de la meilleure actrice (Patricia Jackson), du meilleur scénario et du public au Festival de Sundance.

• SUITE HABANA, de Fernando Pérez, Cuba-Espagne
Le grand succès du cinéma cubain de cette année n'est ni un documentaire, ni une fiction. Il est les deux à la fois, et également le portrait collectif d'une ville et de ses habitants. Suite Habana raconte un jour parmi d'autres dans la vie de dix Cubains parmi d'autres, sans rien qui les particularise. Dix personnes réelles qui se transforment en acteurs sans cesser d'être eux-mêmes et sans que dans cette fiction ne se perde jamais de vue la réalité. Sans besoin de paroles, le film ouvre un dialogue continu entre la ville, ses habitants et le spectateur.

• SUPER TEX, de Jan Schutte, Allemagne-Hollande
Super Tex est un film classique dans le meilleur sens du terme. Inspiré d'un grand roman hollandais de León de Winter, il est tourné à Amsterdam avec des acteurs anglais. L'histoire de Max, héritier d'une grande entreprise de textile fondée par son père, vieux juif survivant de l'Holocauste, est racontée avec la solidité et la densité d'un mélodrame sans l'ombre d'un sentimentalisme. Dernier film en date de l'un des réalisateurs les plus prometteurs du cinéma allemand actuel.

• TE DOY MIS OJOS, de Iciar Bollaín, España.
Interprété par Laia Marull et Luis Tosar dans les rôles principaux, Te doy mis ojos traite de la dure réalité de la vie des femmes maltraitées, d'un point de vue totalement nouveau qui surprend par le courage et la clarté de sa prise de position idéologique. Le film, écrit en collaboration avec Alicia Luna, apparaît comme une suite logique du court métrage de Bollain Amores que matan. Candela Peña, Rosa María Sardá, Kity Manver et Sergi Calleja font également partie du casting de ce film qui ne devrait laisser aucun spectateur indifférent.

• VERONICA GUERIN, Joel Schumacher, Etats-Unis-Irlande
Cate Blanchett est l'actrice principale de cette histoire inspirée du personnage réel de Veronica Guerin, courageuse journaliste irlandaise, correspondante du Sunday Independent, qui, au milieu des années 90, osa dénoncer les puissants chefs de la mafia de la drogue en Irlande et fut brutalement assassinée en 1996. Le nom de Veronica Guerin est devenu une légende pour les Irlandais.