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Published by Editor
Sep 25, 2019
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Rétrospective et exposition Sébastien Lifshitz au Centre Pompidou

SÉBASTIEN LIFSHITZ RÉTROSPECTIVE ET EXPOSITION EN PRÉSENCE DU CINÉASTE 4 OCTOBRE – 11 NOVEMBRE 2019 CINÉMAS 1 ET 2, PETIT SALLE, FORUM -1

Depuis la fin des années 90, Sébastien Lifshitz trace une œuvre cinématographique aussi délicate que politique. Alors que sort prochainement en salles son nouveau long métrage, Adolescentes, le Centre Pompidou revient sur l’ensemble de son travail à travers une rétrospective complète, en présence du cinéaste, et la commande d’un court métrage inédit, dans la série Où en êtes-vous?. Sébastien Lifshitz présente également une exposition inédite de photographies vernaculaires dont il est un grand collectionneur. L’événement se déroule dans le cadre du Festival d’Automne à Paris.

Un sourire, des mains, un regard, Sébastien Lifshitz est devenu, depuis Les Corps ouverts, son premier moyen métrage, en 1998, un formidable portraitiste attaché à l’intimité du détail. Bambi, en 2013, Thérèse Clerc, en 2016, mais aussi l’artiste Valérie Mréjen, dans Il faut que je l’aime, en 1994, ou encore la cinéaste Claire Denis, en 1995, Lifshitz donne à voir une communauté joyeuse et profonde, dans un mouvement résolument tourné vers l’autre. Au fil de plus de dix films à ce jour, longs métrages de fiction et documentaires, de tous formats, il questionne insatiablement les dimensions du genre et la pluralité de nos identités, comme en 2012 avec Les Invisibles, récompensé par le César du meilleur documentaire. Passionné de photographies amateurs, qu’il collectionne de façon compulsive depuis que, gamin, il allait les acheter aux Puces par paquets, Sébastien Lifshitz présentera, en parallèle de la rétrospective de ses films, l’exposition L’Inventaire infini. À travers cette proposition inédite, rassemblant plus de 400 images et imaginée comme une anthologie subjective de la photographie vernaculaire, Sébastien Lifshitz raconte une part intime de son éducation artistique.

SÉBASTIEN LIFSHITZ

Suite à des études d’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre, Sébastien Lifshitz travaille dès 1990 dans le milieu de l’art contemporain que ce soit comme assistant auprès de Bernard Blistène (qui dirige depuis le Musée National d’Art Moderne) au Centre Pompidou ou de la photographe plasticienne Suzanne Lafont. En 1994, il se tourne vers le cinéma et réalise son premier court métrage, Il faut que je l’aime.

Suivront en 1995, un documentaire sur la réalisatrice Claire Denis, et en 1998, le moyen métrage, Les Corps Ouverts. Salué dans de nombreux festivals internationaux dont Cannes et Clermond-Ferrand, Les Corps Ouverts obtient le prix Jean Vigo et le prix Kodak du meilleur court métrage. En 1999, il réalise un téléfilm, Les Terres Froides pour la série Gauche-Droite, produite et diffusée sur Arte, sélectionné à la Mostra de Venise la même année.

En 2000, il réalise son premier long métrage, Presque Rien, puis en 2001, La Traversée, road-movie documentaire sélectionné à Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs. En 2004, il se lance dans la réalisation de Wild Side. Le film sera sélectionné dans de nombreux festivals internationaux et remportera, entre autres récompenses, le Teddy Award à la Berlinale. En 2008, il entreprend le tournage de Plein Sud avec Léa Seydoux et Yannick Renier, qui sera présenté au festival de Berlin en 2010. Puis, en 2012, il réalise le documentaire Les Invisibles, présenté en sélection officielle (hors compétition) au festival de Cannes. Le film obtiendra le César du meilleur film documentaire en 2013. La même année, Sébastien Lifshitz termine le film documentaire Bambi qui est présenté à la Berlinale où il remporte le Teddy Award. En 2016, il réalise le documentaire Les Vies de Thérèse qui est sélectionné au Festival de Cannes, à la Quinzaine des Réalisateurs, où il remportera la Queer Palm. La même année, Sébastien Lifshitz est le commissaire de l’exposition Mauvais Genre présentée aux Rencontres de la Photographie d’Arles, puis à Paris, à la Galerie du Jour Agnès B. Un livre est publié à cette occasion aux Editions Textuel. En 2018, l’exposition débute un tour à l’étranger en commençant par la Photographer’s Gallery de Londres puis ira au Musée des Beaux-Arts de Montréal en 2020. En parallèle, l’éditeur allemand Gerhard Steidl publie un coffret de 4 livres sous le titre Amateur, entièrement réalisé à partir des photographies amateurs de la collection du réalisateur.

3 QUESTIONS À SÉBASTIEN LIFSHITZ

Quand on regarde votre parcours, on s’aperçoit que vous avez débuté par de la fiction, que vous avez peu à peu délaissée pour vous tourner vers le documentaire...

S.L : Le documentaire a toujours été là dès le départ. J’en ai toujours fait. Après mon premier court métrage, j’ai réalisé un documentaire sur Claire Denis (Claire Denis, la vagabonde, 1995, 52 min). Un portrait dans lequel elle parle de son rapport au cinéma, à la fabrication des films, à la manière de se confronter à un sujet ou à des personnages. À ce moment-là de ma vie, moi qui n’étais qu’un étudiant, j’avais besoin d’entendre une méthode de travail et une pensée sur le cinéma. J’étais en devenir, j’avais le sentiment de ne rien savoir et Claire m’est apparue comme un modèle possible. L’écouter parler de son travail, pas seulement de ses films d’ailleurs, a été formateur.

 

Vos premières fictions sont déjà marquées par le réel et épousent une structure dramatique assez lâche...

S.L : Mes films sont essentiellement des portraits plus que des histoires. Je pense que ça me vient de mon rapport à la photographie et à la peinture. La photographie pose d’abord la question du sujet, du cadre et de la distance, qui est déjà en soi une expérience proche du cinéma. Mais, à 20 ans, je ne savais rien de la fabrication des films, encore moins de la technique du scénario ou des mouvements de caméra. Lorsque j’ai fait mon premier court métrage, j’ai complètement improvisé ma place de metteur en scène, je me suis pensé beaucoup plus comme un photographe que comme un cinéaste.

 

D’une manière générale le casting de vos films est incroyable. Qu’est-ce qui éveille votre désir de tourner ? Est-ce que ce sont ces personnes entières, ambiguës et « brutes de décoffrage » ?

S.L : Je ne sais pas. C’est une question que je ne me pose pas. Je pense que j’ai un désir d’enregistrer le monde, garder des traces, de vivre des relations humaines fortes à travers des expériences de tournage. Ce que j’aime aussi dans le cinéma, c’est que c’est avant tout un travail collectif. Je crois que j’ai fondamentalement besoin de ça.

 

RÉTROSPECTIVE SÉBASTIEN LIFSHITZ EN 14 FILMS

2019 : Où en êtes-vous, Sébastien Lifshitz ? (court métrage inédit)

2019 : Adolescentes (documentaire) / avant-première le 4 octobre

2016 : Les Vies de Thérèse (documentaire)

2013 : Bambi (documentaire) 2012 : Les Invisibles (documentaire)

2009 : Plein Sud 2008 : Jour et Nuit (court métrage)

2006 : Les Témoins (documentaire) 2004 : Wild Side

2001 : La Traversée (documentaire)

2000 : Presque Rien 1999 : Les Terres Froides (téléfilm)

1998 : Les Corps Ouverts (moyen métrage)

1995 : Claire Denis, la vagabonde (documentaire)

1994 : Il faut que je l’aime (court métrage)

 

ÉVÈNEMENTS

SOIRÉE D’OUVERTURE 4 OCTOBRE, 20H I CINÉMA 1 Avant-première de Adolescentes (documentaire, 2019, 135 min) Alors qu’il sortira prochainement sur les écrans, Adolescentes est proposé en avant-première lors de la soirée d’ouverture de la rétrospective de Sébastien Lifshitz au Centre Pompidou le 4 octobre prochain, en sa présence. Synopsis : Pendant 5 ans, le cinéaste va suivre deux jeunes filles, le temps qu’il leur faudra pour devenir adultes, du moins devant la loi. En 2019, à l’âge de voter pour la première fois, quelles jeunes femmes seront-elles devenues ? Les regarder vivre au quotidien, durant l’année scolaire et les vacances, dans les moments clés de leur vie autant que dans le quotidien le plus banal.

MASTERCLASSE SAMEDI 12 OCTOBRE, 17H I PETITE SALLE

CATALOGUE DE L’EXPOSITION

Les Éditions Xavier Barral et les Éditions du Centre Pompidou publient le catalogue de l’exposition, avec des textes inédits de Sébastien Lifshitz et Isabelle Bonnet. 256 pages - format : 17 x 24 cm PHOTOGRAPHIES VERNACULAIRES FORUM –1 I 4 OCTOBRE - 11 NOVEMBRE 2019 Cinéaste de l’altérité, récompensé en 2012 par le César du meilleur documentaire pour Les Invisibles, Sébastien Lifshitz collectionne avec passion des photographies amateurs depuis l’enfance. Après Mauvais genre, en 2016, il présente l’exposition L’Inventaire infini, rassemblant plus de 400 images issues de sa collection. Imaginée comme une anthologie subjective de la photographie vernaculaire, Sébastien Lifshitz révèle dans cette proposition inédite une part intime de son éducation artistique et fait dialoguer ses films avec une mosaïque de photographies trouvées aux puces, dans les vides-greniers ou sur internet.

EXPOSITION L’INVENTAIRE INFINI

L’événement s’inscrit dans le parcours de Paris Photo. Entrée libre, de 11h à 21h, du lundi au dimanche (sauf mardi). L’ensemble du programme est disponible sur : www.centrepompidou.fr

 

 

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