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Sep 09, 2003
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La Cita dévoile son programme latino

LA CITA à Biarritz
12ème Festival des Cinémas et Cultures de l’Amérique latine
29 septembre – 5 octobre 2003

Membres du jury :

Peter Berling (Allemagne) acteur, réalisateur, producteur, écrivain
Ardag Basmadjian (France), compositeur de musiques de film
José Antonio Pedro Vasconcelos (Portugal), réalisateur, producteur, acteur
Manolo Pérez Estremera (Espagne) Ex-directeur du Festival de San Sebastian, Canal + Espagne
Angelika Wittlich (Allemagne), journaliste

8 Longs métrages en compétition
Imposible,
de Cristian Pauls (Argentine)

La Mina,
de Victor Laplace (Argentine)

homem que copiava,
de Jorge Furtado (Brésil)

Un titán en el ring,
de Viviana Cordero (Equateur)

Amarte duele,
de Fernando Sariñana (Mexique)

La Virgen de la lujuria,
d'Arturo Ripstein (Mexique)

Ojos que no ven
de Francisco Lombardi (Pérou)

SUB-TERRA
Marcelo Ferrari, CHILI

IMPOSIBLE de Cristian Pauls - 90’ - Argentine, 2003
" Un couple, deux couples. Le premier est tendre, prosaïque, peut-être un peu épuisé. Bruno et Mariana partagent un café, une conversation ironique, des adieux aimables.
L' autre, celui d'Isabel et Toni, est plus jeune, violent, imprévu, dangereux. Après avoir quitté Mariana, Bruno rencontre accidentellement Isabel. Il est blessé, et de sa coupure coulera sans cesse du sang, lui rappelant qu'il est en vie, ce qu'il pensait avoir oublié. Mariana, à son tour, tombe sur Toni, ne recevra pas un coup, mais une étrange forme d'affection pour laquelle elle n'est peut-être pas préparée. Pendant les trois uniques nuits où se déroule Imposible, ces personnages tournent comme des corps célestes, un peu décalés de leurs propres orbites. Occasionnellement, l’un d'eux se sent attiré par la force de gravité de l'autre, mais, ils ne tarderont pas à se repousser et revenir à leur trajectoire originelle, sans se faire trop d'illusion sur l'avenir.”

Biographie
Cristian Pauls est né à Buenos Aires en 1957. Il étudie le cinéma dans sa ville natale et écrit des critiques et des théories dans la revue Cuadernos de cine entre 1978 et 1982. Il enseigne par la suite dans différentes écoles de cinéma de Buenos Aires.

Réalisation : Cristian Pauls
Interprètes : Damián De Santo, Alejandra Flechner, Jimena Anganuzzi, Francisco Fernández de Rosa
Scénario : Cristian Pauls, Alan Pauls
Photographie : Carlos Essman
Son : Sergio Iglesias Direction Artistique
: Silvana de la Torre
Costumes : Verónica Bombaglio
Maquillage : Fernando Aréchaga
Montage : Julio Di Risio
Production : Axel Pauls
Chef de production : Carlos Bernst

LA MINA de Victor Laplace – Argentine, 2003
“L’Argentine a pour scène une terre dévastée. Dans ce désert, (où tout est à construire), les irresponsables et les responsables se débattent. La crise, est réelle, concrète, elle ne connaît pas de limites et s’aventure dans tous les territoires. Les gens ont perdu le bon sens et surtout le sens des choses qui donnent une raison de vivre. Les gens ont perdu le travail comme acte quotidien dans lequel on produit. Ce qui hier était un moyen de rendre plus justes les conditions du système est devenu aujourd’hui une lutte absurde et injuste pour rester dans ce même système.
Le film La Mina a un héros (Don Sebastián), qui exécute son travail tout en poursuivant sa lutte pour une plus grande justice.
Cet homme habite un village qui a perdu tout espoir, et pourtant lui, poursuit ses idéaux contre vents et marées. Il vit avec ses rêves intacts aux côtés de son vieil ami “El Turco” qui l’aide à entretenir ses illusions.
La Mina nous parle de la légèreté de l’être humain, de sa vulnérabilité, de sa fragilité mais aussi de sa force et de sa capacité à résister.

Réalisation : Victor Laplace
Assistant réalisateur : Emiliano Romero
Interprètes : Victor Laplace, Norman Briski, Haydee Padilla, Eleonor A Wexler, Jean Pierre Noher
Scénario : Victor Laplace, Néstor Romero, Enrique Cortez

Photographie : Fabian Giacometti Scénographie : Sergio Rud
Costumes : Kris Martinez
Montage : Benjamin Avila
Musique : Damian Laplace
Production : Nestor Romero

O HOMEM QUE COPIAVA de Jorge Furtado - 123’ – Brésil , 2003
André a vingt ans et n’a pas fini le lycée. Il est responsable des photocopies dans la librairie J. Gomide à Porto Alegre. Il vit avec sa mère. Il aime dessiner et il aime Silvia. André a besoin de trouver absolument trente-huit reals.
Silvia a dix-huit ans. Elle suit les cours du soir et travaille comme vendeuse dans une boutique de lingerie féminine. Elle vit avec son père. Elle aime lire. Silvia a un rendez-vous en haut du Corcovado et elle ne veut pas le manquer.
Marinês travaille dans la librairie avec André. Elle est amoureuse, sans l’être vraiment, d’un Allemand qui vit en Hollande. Marinês est très belle dans les robes qu’elle ne peut pas s’offrir. Cardoso fait tout pour elle. Et Marinês fait de tout avec lui. Enfin, presque tout.
Cardoso a arrêté de fumer il y a deux jours sur la demande de Marinês. Lui ne ressent même pas le besoin de fumer. Seulement parfois, après le déjeuner. Ah, cette petite cigarette... Si vous ne fumez pas, vous ne pouvez pas savoir ce que c’est cette cigarette après déjeuner.
André a besoin de trente-huit reals pour acheter une nuisette et pour sauver la vie de Silvia. André imagine toutes sortes de plans pour avoir de l’argent. Et tous ses plans marchent. Et c’est là que les ennuis ont commencé pour lui.

Réalisation : Jorge Furtado
Interprètes : Lázaro Ramos, Leandra Leal, Luana Piovani, Pedro Cardoso, Paulo José, Júlio Andrade, Carlos Cunha
Scénario : Jorge Furtado
Photographie : Alex Semambi
Direction Artistique : Fiapo Barth
Son : Cristiano Scherer
Montage : Giba Assis Brasi
Animation : Mário Fontanivel
Musique : Leo Henkin
Production : Cynthia Caprara
Production Exécutive : Débora Peters

Biographie
Jorge Furtado est né en 1959 à Porto Alegre. Après des études de médecine, de psychologie, d’art, et de journalisme, il a travaillé à la TV Educativa comme reporter, présentateur, monteur, scénariste et producteur. Il écrit et réalise des publicités entre 1986 et 1990, et est scénariste pour Globo Television depuis 1990. O Homem que copiava est son deuxième long métrage après Houve uma vez dois verões.

UN TITAN EN EL RING de Viviana Cordero – 111’ – Equateur, 2002
La vie s’écoule paisiblement dans un petit village au coeur des Andes. Mlle Norma Gutiérrez, institutrice de l’école du village, est une femme sévère et dure, usée par la vie, obsédée par la religion, unique refuge à sa solitude. Néanmoins elle est loin d’imaginer que celle-ci se retournera contre elle avec l’arrivée du Père David. Ce jeune prêtre si différent des autres prêtres, tente de semer des rêves, des ambitions, des idéaux.... Sous le regard déconcerté des adultes, les enfants l’écoutent attentivement.
Toutes les semaines, au Colysée, des paris sont lancés sur des combats de catch. Dans ce village si paisible c’est la seule activité qui les maintient vivants. Martin et Caroline, deux enfants issus de foyers pauvres sont fascinés par les combats de Catch. Pour Martin ce monde est une source inépuisable de rêves, d’autant plus que Père David le pousse dans ce sens.
Avec les combats de catch, le village renaît. Surgissent les haines, les illusions....
Un nouveau personnage apparaît sur le ring sous le nom de l’Argonaute, ce catcheur surprend tout le monde, surtout la Bête Démente, adversaire rude mais doté de charme et de charisme.
L’ euphorie s’empare du village. La Bête Démente défie l’Argonaute. Le dénouement de ce combat changera pour toujours la vie des habitants du village.

Réalisation : Viviana Cordero
Scénario : Viviana Cordero
Interprètes : Norbert Stimpfig, Toty Rodríguez, Telmo Herrera, Marta Ormaza, Pablo Haníbal Vela, Juana Guarderas, Segundo Benítez, Danilo Heredia, Bolívar Moreno, Karina Benítez, Rodrigo Cunalata, Jesús Naranjo, Iván Bustamante, Luis Delgado
Photographie : Yvan Acevedo Direction
Artistique : Roberto Frisone
Son : Masakazu Shirane
Montage : Viviana Cordero
Musique : Juan Esteban Cordero, Esteban Molina
Production : Angélica Moreno Ching, Arte del Sur, Producciones Independientes
Production Exécutive : Norbert Stimpfig
www.titanenelring.com

Biographie
Viviana Cordero fait des études de Lettres Modernes à La Sorbonne. En 1990, avec son frère Juan Esteban, elle réalise le film Sensations. En 1994 elle publie son premier roman : Le paradis d’Arianne. En 1995 elle gagne le Soleil d’Or au 3éme Festival du Cinéma et de la Vidéo Demetrio Aguilera Malta avec la présentation de son moyen-métrage Le Grand Retour qui donne naissance à la série télévisée du même nom. En mars 2000 elle présente son deuxième roman, Le théâtre des Monstres. Elle écrit sa première pièce de théâtre, Mano a Mano, suivie de Trois, oeuvre conçue pour une actrice unique, sur la problématique de l’immigration. Son troisième roman, Una pobre tan ¿ Qué hace ? est sorti en 2001. Un Titán en el ring est un projet qu’elle préparait depuis quelques années.

AMARTE DUELE de- Fernando Sariñana – 105’ – Mexique, 2002
Renata est issue d'une riche famille de la haute société blanche mexicaine. Ulises, d'origine indienne, vit dans la pauvreté et travaille avec son père sur un marché. Quand ils se rencontrent dans un centre commercial luxueux, c'est le coup de foudre. Mais les deux adolescents vont rapidement se rendre compte que leur amour dérange. Leur entourage désapprouve cet idylle et font tout pour les séparer. Cependant, ne pouvant calmer leur passion, ils veulent démontrer qu'il existe un monde où " tous les êtres humains sont égaux ". Inspiré de la tragédie de William Shakespeare Roméo et Juliette, ce film explore l'intériorité et les sentiments de cette nouvelle génération qui tente de s'affranchir des contraintes encore patentes de la société mexicaine.

Réalisation : Fernando Sariñana
Interprètes : Martha Higareda, Luis Fernando Peña, Ximena Sariñana, Armando Hernández, Zaide Silvia Gutiérrez, Patricia Bernal, Eligio Meléndez, Pedro Damián, Daniela Torres, José Maria de Tavira, Karla Alvarado, Christian Magaloni, Pablo Velasco
Scénario : Carolina Rivera
Photographie : Salvador Cartas
Direction Artistique : Mirko Von Berner
Costumes : Adela Cortázar
Son : Miguel Angel Molina
Montage : Roberto Bolado
Musique : Herminio Gutiérrez, Enrique Quezadas
Production : Francisco González Compeán, Fernando Sariñana
Production Executive : Federico González Compeán, Eckehardt Von Damm
Coproduction : Diego Cándano, El Charro Films, Producteur Associé Mónica Lozano

Biographie
Fernando Sariñana a fait des études de communication à Mexico, mais aussi le cinéma et la télévision. En 1987 il écrit, réalise et produit Roxanne, un court métrage en 16 mm. Il fut aussi le directeur de production à Provisa, et en 1991 il dirige la compagnie de production Vida films. Sont premier film est Hasta morir, en 1994, qu’il écrit, produit, et dont il compose la musique. Ensuite il produit le film Cilantro y Perejil, de Rafael Montero en 1996, il écrit et dirige Todo el Poder en 1999. Récemment, il a écrit et réalisé Ciudades Oscuras.

LA VIRGEN DE LA LUJURIA de Arturo Ripstein – 137’ - Mexique, 2002
Mexico dans les années 40.Ignacio Jurado, surnommé "Le Mikado" (Luis Felipe Tóvar) est un garçon de café discret et solitaire. Il passe son temps entre le café Ofelia où il travaille et sa collection de photos pornographiques. Sa vie change tout à coup quand Lola (Ariadna Gil), une prostituée espagnole faussement tendre, autodestructrice et imprévisible fait irruption dans sa vie. Entre eux se noue une relation sado-masochiste. Le Mikado sera capable de tout pour se rendre digne de l'amour de Lola… Prêt à tout, même à tuer.

Réalisation : Arturo Ripstein
Interprètes : Luis Felipe Tovar, Ariadna Gil, Juan Diego, Julián Pastor, Patricia, Reyes Spindola, Daniel Giménez-Cacho, Alberto Estrella, Carmen Madrid, Carlos Chávez, Gonzalo Diniz
Scénario : Paz Alicia Garciadiego d’après un récit de Max Aub
Directeur Photographie : Esteban de Llaca
Directeur Artistique : Antonio Muñohierro

Montage : Fernando Pardo Son : Jorge Ruiz
Musique : Leoncio Lara (Bon)
Producteurs exécutifs : Alvaro Garnica, Mate Cantero
Production : Mate Production
Tusitala, Iberautor : España
Producciones Amaranta
Foprocine : Mejico
Fado Films : Portugal

Biographie
Arturo Ripstein est né à Mexico en 1943. En 1962, il travaille comme assistant à la réalisation sur le film L' Ange exterminateur de Luis Buñuel, avec lequel il entretient une profonde amitié jusqu'à la mort de Buñuel à Mexico. En 1965, alors agé de 21 ans, il dirige son premier film, Tiempo de morir sur un scénario de Gabriel García Márquez et Carlos Fuentes. Dès lors, sa carrière devient une des plus significatives et des plus importantes du cinéma mexicain et international de ces dernières décennies, ce qui lui valut de nombreux prix tant au niveau national qu'international. Il est reconnu dans tout le continent latino-américain comme étant le meilleur réalisateur d'Amérique Latine. Arturo Ripstein a déjà reçu un Soleil d’Or à Biarritz en 2000, pour Carmin profond. La Virgen de la Lujuria est son 23ème film.

OJOS QUE NO VEN de Francisco Lombardi – 149’ - Pérou, 2002
Ojos que no ven raconte des histoires se déroulant au moment où sont nées les " vladi-videos ", des vidéos enregistrées par Montesinos pour piéger ceux qui payaient les faveurs du régime, et dont la projection provoqua le progressif écroulement du gouvernement d'Alberto Fujimori. Ce projet prétend expliquer un moment politique spécial ainsi que les conséquences et dérives qui se sont produites dans un univers où chaque individu fut, d'une façon ou d'une autre, affecté par ce contexte.
Ojos que no ven ne prétend pas reproduire de façon dramatique les faits réels ni recréer la vie des personnages du gouvernement corrompu. Il propose plutôt une réflexion sur la dégradation humaine et personnelle de quelques personnages fictifs qui auraient pu exister. Le film raconte six histoires qui s'entremêlent continuellement dans différents milieux sociaux ; tous les âges, les objectifs, les attitudes sont représentés pour mieux dresser un véritable portrait social.
Ojos que no ven est le treizième long métrage de Francisco J. Lombardi. Celui-ci est probablement le plus ambitieux artistiquement.

Réalisation : Francisco Lombardi
Interprètes : Paul Vega Fourage, Gianfranco Bero, Gustavo Bueno
Scénario : Giovanna Pollarolo
Photographie : Teo Delgado
Décor : Roxana Naranjo
Son : Mauricio Molina
Montage : Danielle Fillios
Musique : Nani Garcia
Production : INCA CINE
Coproduction Peruana Española

Biographie
Francisco Lombardi est né à Tacna, au sud du Pérou, en 1949. Il étudie le cinéma à Santa Fé, en Argentine avec Fernando Birri.
De retour à Lima, il est de 1969 à 1973 critique de cinéma pour le journal Diario Correo et collabore avec le magazine Hablemos de Cine. L'essor du court métrage péruvien lui offre l'opportunité de réaliser ses propres films. Après la mort du fondateur de la maison de production INCA FILMS, il en devient lui-même le principal actionnaire.
Outre le cinéma, Lombardi a une deuxième passion dans la vie : le football, il a été président de la Commission de France '98 et est actuellement président du Club Sporting Cristal.

SUB-TERRA - Marcelo Ferrari, CHILI 2003

Compétition courts métrages

A janela aberta de Philippe Barcinski - Brésil, 2002, 10 min
Un homme, couché dans son lit, essaye de se rappeler s’il a fermé la fenêtre de la chambre. Qui ne s’est jamais posé la question de savoir s’il a éteint la lumière avant d’aller au travail ? Ce sont des pensées que tout le monde a régulièrement, mais qui peuvent relever de la pathologie quand elles deviennent trop fortes. Il s’agit d’un “traumatisme obsessionnel et compulsif”, un syndrome à cause duquel la personne est poursuivie par des pensées qui l’obligent à créer des rituels pour vivre avec sa maladie.

Como se morre no cinema de Luelane Loiola - Brésil, 20 min
Como se morre no cinema imagine les mémoires du perroquet qui participa en 1962 au classique brésilien Vidas Secas, film de Nelson Pereira dos Santos, où il tourna en compagnie de la petite chienne Baleia.

El balancín de Iván de Dario Stegmayer - Argentine, 2002, 19 min
Ana est une femme de trente ans, qui revient dans la maison où elle a passé son enfance lors de la dictature argentine. Elle va se souvenir des derniers instants qu’elle a vécus avec son frère Iván et ses parents. Les souvenirs d’Ana vont nous immerger dans la réalité de sa famille, qui s’est cachée de la police et des militaires.

La Caja de Jaime Ruiz Ibáñez - Mexique, 10 min
Une vieille dame commence les préparatifs pour sa mort. Elle vit avec son fils, qui souffre d’une maladie mentale, et ne comprend pas ces questions. Une tragicomédie qui montre que la mort peut être un chemin de croix plein de surprises.

Homem Voa d’André Ristum - Brésil, 9 min
Le jeune Alberto Santos Dumont s'amuse avec ses copains au jeu de l'oiseau qui vole, et dès son plus jeune âge, s'obstine à dire que l'homme peut voler.
Quelques années plus tard il emporte le Prix Deutsch, prouvant ainsi la possibilité de conduire un dirigeable dans l'air. Un de ses amis se souvient des jeux d'enfant et lui donne raison. En effet, l'homme peut voler.

Los Tripulantes de Daniel Henriquez - Chili
En pleine mer, trois chiliens pêchent illégalement. Par radio, ils apprennent le Coup d’Etat. Nous sommes en 1973. Il n’y a que deux options : ils peuvent retourner au port ou quitter les eaux Chiliennes vers le nord. Mais ils n’acceptent pas leur sort, et l’histoire ne peut que finir que dans la violence...

Compétition Documentaires LA CITA - Union Latine

Membres du jury :

André de Margerie : Arte France - Directeur adjoint des Relations internationales

Anna Glogowski : ex-directeur des documentaires à Canal +, membre du comité de sélection de Paris-Cinéma

Olivier Guiton : France 5, conseiller de programmation et adjoint de la responsable de l'Unité documentaire

Jean Labib : producteur

Alessandro Melioli : coordinateur service audiovisuel, Union Latine

BOLA DE NIEVE– de José Sanchez-Montes – 73’ - Espagne, 2002
Cubain, noir, homosexuel, pro-révolutionnaire mais avant tout musicien, Bola de Nieve fut une figure mythique du XXème siècle. Qui était cet homme unique, qui, avec son piano et sa voix de mango-monger, a fait trembler d’émotion Edith Piaf, Pablo Neruda, Josephine Baker, et même Pedro Almodovar, parmi bien d’autres ? Un hommage musical joyeux et émouvant à découvrir.

DESDE EL BARRO AL SUR de Maria José Alvarez – 57’ – Nicaragua, 2002
A la recherche d’une vie meilleure, des Nicaraguayens émigrent vers le Costa Rica, et se trouvent confrontés à une discrimination parfois violente. Fruit de deux ans d’investigation, ce film raconte cette migration massive à travers les récits de quelques personnages qui tentent de survivre dans leur nouvelle terre d’accueil, considérée comme un eldorado d’Amérique Centrale.

ESTADIO NACIONAL de Carmen Luz Parot – 90’ – Chili, 2002
Première véritable enquête approfondie sur les événements qui se sont déroulés entre Septembre et Novembre 1973 au Stade de Santiago du Chili, devenu un centre de détention de triste mémoire. 30 ans après, ce film donne la parole à des anciensprisonniers, mais aussi à des militaires, journalistes, infirmiers, prêtres et voisins, témoins , acteurs et victimes qui retournent sur les lieux pour raconter…

LA MEMORIA Y LA HISTORIA de Alberto Castiglione – 25’ - Italie, 2002
Tourné à Buenos Aires, ce reportage est un hommage vibrant à tous ceux qui se battent depuis des années contre la dictature militaire en Argentine, qui, entre 1976 et 1982, a fait disparaître plus de 30 000 personnes.

LAS DOS FRIDAS de Rodrigo Castaño Valencia – 52’ – Mexique, 2002
Du nom du célèbre tableau de l’artiste mexicaine Frida Kahlo, ce film cherche à lever le voile sur la personnalité complexe de cette femme brillante et explosive. A l’aide d’archives rares et inédites, ainsi que de témoignages d’une sincérité étonnante, un document qui apporte un éclairage unique sur la vie tragique et mouvementée de la célèbre artiste.

LE SANG DE LA TERRE de Ana Vivas – 52’ – France, 2002
Au nord-ouest de la Colombie, une poignée d’indiens U’wa s’insurge et se soulève pour contrecarrer la décision de la compagnie pétrolière américaine Oxy d’exploiter les riches gisements de pétrole situés sur leur territoire. Une illustration édifiante de la rupture absolue entre deux visions du monde et de la nature.

O MUNDO CABE NUMA CADEIRA DE BARBEIRO de José Roberto Torero – 55’
Brésil, 2003
Ce film raconte l’histoire de 6 cheveux, appartenant à 6 personnes différentes, provenant de 6 pays différents. Des cheveux ondulés, comme ceux du chauffeur de taxi portugais Guimbra, raides et noirs comme ceux de la couturière bolivienne Lucy, fins comme ceux du masseur japonais Yamaguchi, mais sous tous ces cheveux, la différence n’est pas si grande. Avec invention et humour, l’histoire des migrations à São Paulo au XXème siècle.

RAYMUNDO de Ernesto Ardito y Virna Molina – 127’ – Argentine, 2002
Portrait émouvant et documenté de Raymundo Gleyzer, cinéaste argentin , séquestré puis assassiné par la dictature militaire en 1976. Il fut un des fondateurs du mouvement « cine de la base », et demeure une des principales références du cinéma militant latino-américain des années 60-70.

RECUERDOS de Marcela Arteaga- 86’ – Mexique, 2002.
A travers l’histoire de Luis Franck, mexicain d’origine lituanienne, ce film raconte une petite histoire du XXème siècle. Avec complicité et poésie, RECUERDOS aborde quelques-uns des thèmes fondateurs du siècle passé, l’exil, le déracinement, la recherche d’une nouvelle identité, et l’adaptation au pays d’accueil que fut le Mexique.

SU MAJESTAD EL REINADO de Alvaro Perea et Susana Urrea – 60’ – Colombie, 2002
Comme tous les nombreux concours de beauté en Colombie, le concours de beauté de Carthagène bénéficie d’une couverture médiatique plus importante que la guerre, la politique ou les catastrophes naturelles. Derrière les paillettes et la frivolité de cette manifestation, ce film pose un regard cru et ironique sur la société colombienne.

UM REI NO XINGU de Helena Tassara – 28’ – Brésil, 2002
En 1964, le Roi Léopold III de Belgique, séjourne dans la réserve indienne du Xingu, au Brésil, et s’y plaît beaucoup. De ce séjour peu de gens furent informés. Des archives inédites, et des témoins de l’époque racontent ce voyage insolite, et sont l’occasion d’une réflexion sur le choc d’une rencontre entre deux civilisations radicalement différentes.

UN HOMBRE A PARTE– de Bettina Perut et Iván Osnovikoff – 59’ – Chili, 2002
Ce film est l’histoire d’un octogénaire qui ne se résoud pas à accepter le passage du temps. L’homme à part c’est Ricardo Liano, émigré espagnol installé au Chili, bourlingueur ayant apprécié les agréments de la richesse et vivant désormais dans la solitude et la pauvreté. Personnage imbu de lui-même, il n’a qu’une idée en tête : redevenir millionnaire, et en dollars. Pour y parvenir, il tente d’organiser la première campagne anti-drogue pour enfants.

VIVA SAO JOAO de Andrucha Waddington – 81’ – Brésil, 2002
Un « road-movie » qui nous plonge au cœur des fêtes religieuses traditionnelles de la Saint-Jean dans le Nordeste brésilien. La musique est le fil rouge de ce film, et Gilberto Gil, chanteur devenu depuis Ministre, son guide passionnant. Un voyage musical chaleureux pour découvrir la vitalité et la richesse culturelle inépuisable d’une civilisation de la rue.

YO NO SE QUE ME HAN HECHO TUS OJOS de Carmen Guarini – 63’ – Argentine, 2002