Clermont fête son quart de siècle
10 salles de projections, 400 films dont 136 en compétition, plus de
25 programmes originaux avec cartes blanches, québécoise, aborigène,
vénitienne..., des rétrospectives, algérienne, allemande...
des regards venus d'Afrique ou d'universités américaines... et
dix jours à peine pour en faire le tour.
Vendredi 31 janvier 2003, sans star ni paillette, sans tapis rouge ni compassion
pour les centaines de festivaliers bloqués au départ de Paris
Gare de Lyon, Ail lagon le ministre de la culture, en donnait le coup d'envoi.
La Mecque du court-métrage
Clermont est un festival d'envergure internationale et ses sept responsables,
réunis autour de l'association, " Sauve qui peut le court-métrage",
le savent. Le grand prix du jury vous vaut une nomination aux Oscars et les
Vercingétorix distribués aux vainqueurs de chaque catégorie,
se chiffrent en milliers d'Euros. Carrefour incontournable des professionnels,
Clermont représente cette année un marché de plus de 4000
films et si les séances spéciales distributeurs, et les 35 programmes
internationaux hors compétition ne suffisent pas à repérer
l'objet du désir, le petit bijou cinématographique, la fiction,
ou le témoignage qui fait mal, les professionnels peuvent repartir sans
stress, affublé leur annuaire sous le bras !
Depuis quelques années déjà, ses 140 000 entrées
lui valent le surnom du " Cannes du court ", mais la comparaison s'arrêtera
là ! Car s'il n'est pas rare de voir mille personnes réunies à
13 H 30, pour la séance de quatorze à l'entrée du bunker,
à Clermont, la priorité est au public. Un badge presse ne vous
donnera rien de plus que la porte fermée au nez d'un programme affiché
complet. Et si vous avez plus de 4 ans, vous n'êtes plus très sûr
de pénétrer la séance des enfants.
Festival atypique, c'est un lieu de pèlerinage où fidèles
et néophytes, mamies clermontoises et réalisateurs barbus font
patiemment la queue, aux côtés de jeunes étudiants, pour
une séance dont tous ignorent le contenu.
Véronique Godé