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Published by Editor
Mar 01, 2007
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Cinéma d’auteur et cinéma populaire en Afrique au Fespaco

Le fespaco qui achève cette semaine sa 20ème édition à Ougadougou (Burkina Faso) a été l'occasion de se poser les bonnes questions sur la vitalité et l'avenir du cinéma africain. Deux panels ont été consacrés à ces themes:
« Cinéma d’auteur et cinéma populaire en Afrique » et « Cinéma africain et diversité culturelle »

Cinéma d’auteur et cinéma populaire en Afrique:
Il s’agit de poser la question du Cinéma africain face à son PUBLIC.
Depuis quelques années à la faveur de la vidéo numérique qui a considérablement réduit les coûts de production, il est apparu des films et des cinéastes qui lancent le pari d’un cinéma populaire. (Boubakar Diallo en est l’illustration au Burkina) Cependant des pays comme le Ghana ou le Nigéria en optant pour la production vidéo avaient déjà pris le pari de ce genre de cinéma qui utilise les formules des films américains ou du cinéma de genre en les adaptant aux réalités locales.

Le cinéma Egyptien a fait de gros succès populaires, inconnus de la critique et très souvent distribués dans nos pays (on les a confondus quelques fois avec des films Hindous). Les films égyptiens sont très connus en Tunisie, Maroc et Algérie et même au-delà dans les pays arabes du golfe.
Henri Duparc pourrait être cité comme un précurseur de ce cinéma, lui qui avec ses films a battu les records d’entrée dans plusieurs pays. Des films comme « Ballon d’or », « Hold-up à Kossou », « Yao », des films comiques comme « Petit à petit » n’avaient pour seule ambition que de retrouver le public, le divertir.

Aujourd’hui plus que jamais, la question du public devrait être au centre de nos préoccupations quand on sait que :
- les films coûtent chers
- les circuits de distributions sont encore balbutiants (quand ils existent)
- les salles de cinéma ferment les unes après les autres
- la piraterie fait rage et il faut sensibiliser le public
- les vidéos-clubs sauvages naissent dans les bidonvilles
- la concurrence avec d’autres cinémas du monde (américain notamment) reste rude.
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Poser la question du public c’est poser plusieurs questions (quelles histoires raconter ? Le cinéma d’auteur est-il caduc ? Quel est la place du comédien dans le film ? Quel est le rôle même des festivals ? Comment la Télévision pourrait aider le cinéma en Afrique ? etc.)