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Published by Editor
Sep 07, 2001
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Burt délivré

Ces derniers jours, le festival semble véritablement se réveiller. Il y a deux jours, Julianne Moore recevait un hommage, le deuxième de l’année après Sundance, et Michael Cimino faisait son éloge après avoir été récompensé pour son premier roman Big Jane. La littérature semble décidément beaucoup inspirer le réalisateur des Portes du Paradis puisqu’il mettra en scène très prochainement une adaptation de La Condition humaine d’André Malraux.

Hier, c’était le tour de deux autres stars de fouler les planches deauvillaises : Andy Garcia et Burt Reynolds (alors qu’on annonce que Christopher Walken est déjà arrivé pour son hommage de dimanche). Andy Garcia a fait le voyage sur les côtes normandes, endroit où il a passé sa lune de miel nous a-t-il confié, pour présenter The Unsaid (Sous le Silence), un thriller pas très original dans lequel il incarne un psychanalyste qui tente de sauver un adolescent de ses pulsions meurtrières.

Burt Reynolds était quant à lui très ému de se voir décerner un hommage « avant d’être dans un fauteuil roulant. » L’acteur de Délivrance s’est déclaré flatté d’être honoré par la France, pays où « on vous juge à votre meilleur film et non à votre dernier comme aux Etats Unis. » C’est d’ailleurs avec beaucoup de modestie que la veille il nous avait confié avec une pointe d’ironie juste avant notre interview : « si on ne parle que de mes bons films, cet entretien ne durera pas longtemps. » Décidément, avec le « j’ai fait pas mal de m… » de Joel Silver le week-end dernier, Deauville est cette année le festival de la modestie (ou du réalisme si l’on veut être méchant).

Ce vendredi marquait aussi la fin de la compétition avec notamment la projection de Bleu Profond (The Deep End) de Scott McGehee et David Siegel, déjà présenté à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes et sur la Piazza Grande de Locarno. Des dix films projetés tout au long de la semaine, un grand favori se dessine : Hedwig and the Angry Inch qui pourrait bien rafler le Grand Prix et le Prix d’Interprétation Masculine pour son extraordinaire acteur-réalisateur John Cameron Mitchell.

Samedi, les journalistes, s’ils ne se sont pas couchés trop tard à la soirée donnée pour le nouveau Disney Atlantis, se précipiteront à la projection du film le plus attendu du festival A.I. de Steven Spielberg. En préambule, Jan Harlan, producteur du film présent à Deauville pour son documentaire sur son beau-frère Stanley Kubrick, se sera chargé de faire l’éloge du film, que nous n’avons apprécié pour notre part que dans sa première partie. Mais nous aurons l’occasion de reparler de tout cela.

Yannis Polinacci